Omar Ait Mokhtar défend Bouchouarab, Chakib Khellil et Bouteflika

Nous avons suffisamment rapporté des déclarations ou des articles hostiles à la conjoncture actuelle que traverse l’Algérie, marquée particulièrement par la santé et les capacités de gouvernance du président Abdelaziz Bouteflika, de l’affaire de corruption de Chakib Khellil, et d’une autre affaire d’évasion fiscale, dans l’affaire mondiale de Panama Papers dont Bouchouarab, l’un des ministres proches du président Bouteflika a été cité.

Omar Ait Mokhtar est l’un des activistes sur le plan social et politique en Algérie et en France. Il fait partie du MCAF ( Mouvement des Algériens en France). Il est de Kabylie et il fait partie de ceux qui défendent avec argument ces hommes clefs à la tête de l’Etat algérien.

Nous l’avons rencontré brièvement à Paris et nous avons profité pour réaliser avec lui cette interview pour le compte de MP Médias, à savoir Algérie France Info, Radio Libernet et RiveMed TV.

En plus des sujets cités, Omar Ait Mokhtar a bien voulu répondre à d’autres questions, à l’exemple de l’affaire du rachat du Groupe de presse Al Khabar par Issad Rebrab, le patron de Cevital, du MAK de Matoub Lounes dont il était ami et producteur de l’un de ses albums.

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A votre avis, qui pourra être le successeur de Abdelaziz Bouteflika à la tête de l’Algérie ?

Il ya  beaucoup de gens qui peuvent être Président. Un président ce n’est pas seulement une personne, mais c’est toute une équipe. Sellal peut devenir Président, Ouyahia peut devenir Président…..Tu veux que je te dis…..oui  Said Bouteflika peut être aussi Président, c’est son droit.

Vous qui avez l’habitude et la possibilité de rencontrer de hauts responsables de l’Etat, est ce que vous leur dites que tout va bien, ou vous leur apporter des critiques et la vraie image de l’Algérie profonde ?

Non justement je n’ai pas fait la campagne du Président Bouteflika pour lui dire que tout va bien. Rien qu’hier nous avons fait un réunion avec trois associations dont Mr Baradj, Mr Hanout et nous avons écrit une lettre au président pour lui dire qu’ aucune des  promesses électorales n’est concrétisée.

Et nous avons aussi écrit au député Djamel Bouras pour lui dire la même chose. Nous n’avons jamais dis « Tout va bien Monsieur le Président ».

On bouge. On tente sans relâche de faire bouger les choses dans le bon sens. L’Algérie n’est pas la Suisse. Rien qu’hier j’ai appelé le cabinet du ministère de la culture pour leur dire : Que ce que vous faites ?  Il y a des associations qui ont besoins de votre intervention et de vos aides. Je n’étais pas doux aussi avec Air Algérie et je vais les harceler à chaque fois que ça ne va pas.  Beaucoup de nos ministres font bouger les choses. Je vous cite l’exemple de El Hadi Oud Ali le ministre de la jeunesse et des sports qui bougent beaucoup, qui fait du beau travail….  On peut me taxer d’appartenance à l’un ou à l’autre. Je suis actif  et je dis la vérité et je ne cherche à plaire à personne.

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Depuis son arrivée au pouvoir, le président Abdelaziz Bouteflika a bénéficié d’une conjoncture financière plus que favorable. L’on compte près de 700 milliards de dollars dépensés et le résultat sur le terrain est peu convaincant. Croyez-vous que le bilan de Bouteflika  est positif sur les plans économique et social ?

Je le dis de bons cœur, je vous assure que l’Algérie a avancé.  Le niveau social des algériens à augmenté et le président Bouteflika  a protégé l’Algérie. S’il y a un hommage à rendre en Algérie, il faut le faire envers nos militaires qui veillent sur ce pays, sur ses frontières. Il y a feux partout. Il faut les soutenir. Votre journal et les autres médias doivent les soutenir. Et je vais profiter pour jeter d’autres fleurs à une autre personne. Depuis qu’il y a eu changement à la tête de la FCE, Ali Hedad fait du bon travail. Il est entrain de diversifier et de pousser les gens au travail.

 

Vous avez toujours aimé donner votre avis. Vous n’étiez jamais indifférent face aux événements ?

Je suis curieux de nature. J’aime bien donner mon avis sur tout ce qui touche à l’Algérie. Ces dernières années en tant qu’algérien installé en France la situation politique m’interpelle. Il ne suffit pas de s’indigner, mais il faut s’engager. Moi je m’engage entièrement. Je ne cherche pas à plaire, je veux être honnête avec moi-même.

Ça fait longtemps que vous êtes installé en France ?

Cela fait 34 ans et je suis ici depuis l’âge de 20 ans.

Est ce qu’à votre avis l’Algérie est entrain de traverser une grande période de crise général qui peut menacer même son existence ?

Tout dépend de quel angle veut-on regarder cette question. D’ ailleurs certains me reprochent d’avoir mené campagne au profit du Président Bouteflika. J’étais le numéro 2  aux cotés de Djamel Bouras dans le comité de soutien en France au profit du candidat Abdelaziz Bouteflika. Bien avant les dernière élections présidentielles, certain milieux prévoyaient l’explosion de l’Algérie. J’étais parmi ceux qui ont eu peur, alors je suis descendu sur le terrain et c’était de mon devoir. J’ai rencontré beaucoup de candidat et de partis politiques en Algérie. Pour moi la seule solution était que Bouteflika se présentera pour un 4e mandat. J’étais convaincu qu’il y avait une avancée extraordinaire en Algérie. Cette interview coïncide avec la journée internationale de la liberté d’expression. En Algérie la presse est très libre. Mais je déplore qu’une certaine presse s’adonne à l’invective. Tous les hommes politiques rencontrés m’ont conseillé de ne pas se mettre à dos avec la presse. Pour moi cette presse ne défend pas suffisamment l’Algérie. On sombre dans une succession de cabales. On a été très injuste avec Bouteflika. La maladie du Bouteflika devient un programme politique de certains partis et d’une certaine presse aussi. Rare sont les médias qui ouvrent les portes pour ceux qui pensent différemment. Au passage je vous  remercie pour vos médias que je trouve jeune, juste et ouvert. Moi je suis pour Bouteflika et je ne suis pas contre ceux qui s’opposent à ce même Bouteflika.

Paradoxalement, j’étais contre le 3e mandat et le changement de la constitution. Une fois que le changement a  été accepté, je me range dans cette nouvelle constitution. Aujourd’hui Bouteflika  a été réélu, donc on doit accepter ses nouveaux mandats.

Certes il y a  une crise mondiale, mais aussi la crise de baisse des prix de pétrole, mais je vous assure que l’Algérie va bien. Je suis souvent en Algérie et je vois qu’il ya  l’espoir dans un pays vaste, un peuple jeune et aux potentialités énormes.

Est-ce que à votre avis, le 4e mandat de Bouteflika n’est pas un mandat de trop ?

Personnellement j’étais contre la violation de la constitution et le 3e mandat. Il s’est avéré que j’étais du coté minoritaire. A présent, il est de mon devoir de respecter l’avis de la majorité c’est la loi de base de la démocratie.

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Vu son état de santé, croyez-vous que c’est Bouteflika qui gère réellement les affaires du pays ?

C’est vous qui le dis, il est de votre droit en tant que journaliste. Mais pour moi il n’y a qu’une seule personne qui dirige, qui décide et c’est bien Abdelaziz Bouteflika.

Est ce que dans le cadre de vos activités ça vous arrive de rencontrer Said Bouteflika ?

Oui

Que racontez-vous ?

On parle d’un peu de tout et de rien. Il n’y a pas que lui que je rencontre, mais presque tout le monde et sans distinction.

Selon vous Said Bouteflika gère t- il les choses ou c’est juste des hypothèses ?

Je n’écoute pas trop les discussions qui se font dans les cafés et les réseaux sociaux. Pour moi il y a un président de la république. Son frère Said est conseiller à la présidence, certainement il a  son avis à donner.

said-bouteflika Said Bouteflika ambitionne t –il a devenir président de la république ?

Si Said Bouteflika veut se présenter aux élections, personne ne peut l’empêcher. Il est de son droit.

Pour vous Chakib Khellil est innocent ?

Je ne vais pas jusque là. En tous les cas lorsqu’on a  parlé du scandale  de Milan ou de Sonatrach, une certaine presse algérienne poussée par qui on ne sait pas  a fait de Chakib Khellil, le plus grand voleur de la planète.

Dans le cadre de notre mouvement, nous nous sommes rendu à Milan et nous avons rencontré le procureur chargé du dossier de Berlusconi. Il ma  reçu personnellement en présence d’un interprète et de la police italienne des finances. Il y a  une plainte en partie civile. Il a dit «  En Italie nous avons payé cher  l’indépendance de la justice. Berlusconi s’est présenté dans ce bureau. Chakib Khellil va venir ici. J’étais content. En revenant à Paris et en se basant sur les informations des médias algériens, nous avons déposé plainte pour bien mal acquis de toutes les personnes impliquées à Milan tel que citée par Zeghmati, procureur à Alger.

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Le temps passe. Première puis deuxième audience à Milan, le procureur m’a déclaré « Je ne peux même pas convoquer Chakib Khellil en tant que témoins. Je ne lui reproche rien et je n’ai rien trouvé en son nom. On a trouvé sur Farid Bedjaoui,  Omar Habou, Redha Hamchs, mais on a  rien trouvé sur Khellil ni à Paris ni à Milan ni ailleurs. Et là maintenant je ne vois pas pourquoi Chekib Khellil aura peur de rentrer en Algérie.

La question que je me pose au procureur Zeghmati : Comment a-t-on laissé Khellil sortir de l’Algérie alors qu’il y avait une instruction judicaire contre lui ?

Il ya  beaucoup de zone d’ombre et pour moi c’est une affaire montée de toutes pièces contre Chakib Khellil pour atteindre le président Bouteflika et je le comprends bien aujourd’hui.

Je reste pragmatique. Il y a le député Hassan Laribi du parti de Djaballah qui a déclaré à la presse que « Chakib Khellil a viré dans son compte personnel 198 millions de dollars sans compter ce qui a été viré dans d’autres comptes des membres de son entourage ! » et d’ajouter qu’il a  rapporté les dires du général Toufik ex patron du DRS.

Or les 198 millions de dollars est la somme  ou la commission versée par Saipem à Farid Bedjaoui.

Donc il confond tout. Je le dis : Hassan Laribi qui est député de la nation qui déclare de telle choses face à la presse est un menteur.

Avant de déclarer ces chose à la presse, il devrait tout d’abord déposer plainte tout en apportant des preuves à la justice algérienne. S’il ne l’a pas fait cela s’appelle non dénonciation de crime.

J’ai écris à ce Hassan Laribi le menaçant de déposer plainte contre lui s’il ne dépose pas de preuves à la justice algérienne contre cette affaire.

Un député qui ment et faiseur d’opinion doit démissionner.

Et vous avez aussi un avis contraire dans l’affaire du Panama Papers qui a touché aussi l’Algérie. Pour vous Bouchouarab est innocent aussi ?

Il existe une série de cabales contre les hommes du cercle du président. Il y avait le fameux livre « Alger Paris, une histoire passionnelle » de Christophe Dubois que je qualifie de chiffon. J’étais parmi les premiers à être contacté pour la rédaction de ce livre. J’ai refusé catégoriquement. Effectivement dans l’affaire de Panama Papers, le nom de Bouchouarab est apparu. D’ailleurs il y a  un média électronique français qui a publié 23 article en 48 à charge contre Bouchouarab.

Bouchouarab issu d’une famille riche a déjà son appartement à Paris en 1978 alors qu’il était étudiant.

Ila  créée sa première entreprise en France en 1982. C’est un entrepreneur qui a fait fortune dans la transformation de la pomme de terre. Je ne serai pas contre Bouchouarab parce qu’il a travaille et il a de l’argent. Il a  crée aussi des entreprises en Algérie. Il est rentré en Algérie pour être tout d’abord président du CNES, puis il s’est investi dans la politique et devient ministre.

Pour moi son il a gagné son argent en France et non en Algérie. Donc s’il a  crée une ou des entreprises offshore et coupable d’évasion fiscale, il a des comptes à rendre à l’Etat français et non à l’Algérie. En plus ces même journaux auteurs de cette cabale ont bien cité que Bouchouarab n’a jamais alimenté ni fait fonctionner cette entreprise offshore car il est rentré en Algérie. Je n’ai jamais vu ces journaux me parler des compétences de Bouchouarab. Est ce qu’il est bon comme ministre ou pas ?

Je ne défends pas, et je ne veux plaire ni à Bouchouarab ni à personne d’autre, mais j aime bien être pragmatique et dire les choses d’une façon claire.

S’il y a des personnes qui ont des preuves contre Bouchouarab, je serai avec eux et contre ce même Bouchouarab.

Pourquoi cette culture de silence de l’Etat algérien face aux affaires qui la touche. Un mutisme qui laisse libre cours à toutes les hypothèses possibles ?

Mais si vous lisez la presse algérienne, il y a tellement de cabales qu’on lance chaque jours, mais sans preuve et sans objectivité. Dans ce cas on ne va pas s’amuser à y répondre à toutes ces accusations sans fondement.

Je vous cite un autre cas d’un député de la région de Médéa qu’on appelle aussi « Spécifique » Tahar Missoum ndlr. Mais cette personne n’est pas crédible. Contre lui déjà la justice devrait ouvrir une enquête pour détournement et bien mal acquis. Dans le quota de poudre de lait fourni par l’Etat, il se permis de vendre la moitié au black. Et sa fortune n’est pas justifiée

 Que pensez-vous du MAK ?

Pour l’anecdote lorsque les gens me disent si vous êtes kabyle je leur dis non ! Je leur dis je suis plutôt très très kabyle  et c’est différent ! Lorsque je réponds ainsi, cela veut dire que être kabyle c’est être algérien. Je me sens très algérien avant tout. Et lorsqu’on est algérien, on peut être kabyle, arabe, Chaoui  et on est musulman. Ces identités font partie intégrante de l’Algérie. On doit dépolitiser ces histoires. On doit penser à construire ce pays pour lequel  des hommes valeureux se sont sacrifiés pour le libérer, dont fait partie le père de Ferhat Mhenni. Il y a une confrontation minable et hypocrite que ce soit entre les gens qui sont avec Ferhat Mhenni ou les gens qui sont avec le pouvoir. C’est du populisme et dans cette histoire il n’y a pas de gagnants, il n’y a que de perdants.

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Vous disiez que c’est un grand mouvement ? Moi je ne vois pas et pourtant j’étais partout en Kabylie, Béjaia, Tizi-Ouzou, Bouira. Par contre je ne suis pas de ceux qui refusent le débat et la pensée. Ferhat Mhenni a le droit de penser même si on n’est pas d’accord avec lui. Ce que je dénonce, c’est l’idée ou l’acte de s’associer à Israël, au Maroc, à Bernard Henri Levy etc. Tout ce monde là n’aime pas l’Algérie. Il ne l’aime pas lui-même et c’est là où se trouve le paradoxe. Je n’en veux pas d’une démocratie qui me sera exporté par ces milieux. Ce qui me touche c’est de voir à l’exemple de la chaine Al Magharibia, que tout le monde sait qu’elle appartient à l’un des fils de Abassai Madani – Ex leader du FIS, un parti Islamiste  ndlr – en profite pour relancer le débat sur ce sujet et voulant mettre le feu en Algérie, pendant qu’eux sont bien dans leur salon à Londres, financé par le Qatar et qui s’expriment carrément en kabyle, en direction de la Kabylie pour allumer le feu.  Ils font l’éloge de Ferhat et c’est triste. Il ne faut à aucun moment croire que les habitants de cette région accepteront à remettre en cause le combat de Hocine Ait Ahmed et de tous les autres combattants de l’Algérie. Beaucoup de gens sont mort pour ce pays. On a le droit de ne pas penser comme les autres de s’exprimer mais il faut agir avec conscience.

On parle beaucoup de Ferhat Mhenni et de son projet le MAK. Ce dernier est un grand militant et  personne ne peut le nier. Il a  lancé un mouvement, certains sont d’accord, d’autres non et d’autres indifférents. Mais en plus du MAK, existe beaucoup d’autres idées de projet pour se démarquer de cette gestion du pouvoir, à l’exemple des projets de fédéralisme, de régionalisation, de décentralisation etc. N’est ce pas que ces incitatives ne sont qu’une riposte à une triste réalité née d’une certaine gestion néfaste et abusive du pouvoir en Algérie ?

Le populisme c’est quoi ?  C’est d’exploiter et de se nourrir des erreurs de l’adversaire. Ce que dis Ferhat, tout ce qu’il pointe du doigt, c’est une réalité. Ce sont un ensemble d’erreurs de ce que devrait faire le pouvoir. Mais il y a d’autres manières de réagir et d y apporter l’avis contraire. Ce n’est pas en allant vers les solutions extrêmes. Mais je reviens pour dire que c’est faux, son mouvement n’est pas important. On est dans la manipulation et on exploite tout mouvement pour dire que c’est nous. C’est le cas de tout le monde d’ailleurs pas uniquement du MAK. Mais en Kabylie particulièrement on a la culture d’exploiter toute colère sociale pour dire que c’est une manifestation d’un parti ou d’un mouvement.

Et ses dernières démonstrations de forces par des marches en célébration du 36e anniversaire du Printemps berbère à Paris et en Kabylie. Comment peut-on explique ça ?

La Kabylie a depuis longtemps cette culture de se réveiller à chaque anniversaire du 20 avril pour célébrer le Printemps berbère. Pour certaines familles, c’est une ballade démocratique. On aime manifester dans une ambiance de fête et tous ces gens indifférents on les compte comme des militants acquis à la cause d’un parti ou d’un mouvement, alors que c’est faux.

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Et vous n’êtes pas aussi indifférent sur l’affaire qui oppose le gouvernement algérien, à Issad Rebrab, le patron du Groupe Cevital sur le rachat du Groupe de presse Al Khabar ?

 Et Maintenant c’est Rebreb, je suis révolté par son comportement. Je suis contre qu’il achète El Khabar et Echourouk . Il parait ces deux affaires lui coûteront 840 milliards. D’abord, est ce que les dettes de ces journaux sont seines et pas un blanchiment de fraude et transfert de capitaux vers l’étranger ? L’investissement dans la création d’une télévision illégalement comme KBC, Echourouk, Ennahar etc, les dettes sont une fraude.  Dans ce cas Rebreb se retrouverai comme receleur ! Pour la morale, pourquoi Rebreb n’investira pas dans la culture, la création..l’art, les studio de cinéma. un tiers  de cette somme suffirait. Je suis sidéré par ces déclarations, il est soit disant persécuté car il est kabyle? Qu’est ce qu’il fait à culture Tamazight s’il prétend être bloqué pour le fait qu’il soit kabyle ? Lui qui a le monopole des produits de première nécessité, le sucre, huile, beurre…lui qui a la moitié du port de Bejaïa ? Et comment a t-il créé Isla Mondial à Aubervilliers en région parisienne, cette entreprise gérée par sa fille ?

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Vous êtes aussi un homme de culture, et vous avez aussi était ami avec Matoub Lounes et aviez produit l’un de ses albums ?

Matoub était mon ami. C’était moi qui lui a  produit son album de 198les-deux-comperes5 qui avait pour titre « Les deux compères » « Ahmed u Lhucine ». Comme tout le monde il me manque. Il était un homme de bien, courageux et qui disait ce qu’il pensait.

J’ai travaillé avec tous les artistes algériens, les premiers galas de Fellag en France, c’est avec moi qu’à commencé Baäzir, c’est moi qui ai fait l’unique tournée de Kamel Messaoudi paix en son âme. La seule vidéo de Youcef Abdjaoui c’est moi qui l’ai réalisée. Puis comme j’ai une belle voix, j’ai fait la chorale à Lounis Ait Menguellet à l’Olympia à Paris …J’ai fréquenté Gurouabi, Kamel Hamadi est mon ami, Idir aussi …Même Ferhat M’henni était un ami enfin plus maintenant !

Interview réalisée par Mourad HAMMAMI

N.B: Vous pouvez également trouver cette interview dans en vidéo dans le site de RiveMed TV et dans Youtube.

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