ADRA interpelle Macron sur la situation des étudiants algériens en France

Etudiants Algeriens.

Une visite officielle du président Emmanuelle Macron est prévue en Algérie ce mercredi  6 Décembre 2017 afin de rencontrer son homologue Algérien, le président Abdelaziz Bouteflika. Dans ce cadre-là, l’association ADDRA souhaite une nouvelle fois porter une attention particulière sur la situation des étudiants Algériens en France et espère que ce sujet sera porté à l’ordre du jour de cette visite afin que les deux chefs d’états Algérien et Français puissent convenir,  ensemble de nouveaux accords afin de remédier à cette situation handicapante à laquelle ils font face

En effet,  parmi les 26000 étudiants Algériens actuellement en France, beaucoup d’entre eux vivent, malgré eux, dans la solitude et la dépression. Ils se trouvent confrontés à une triple précarité qui est notamment administrative mais aussi sociale et pédagogique. Ceux-ci se trouvent livrés à eux-mêmes souffrant d’un manque criant d’informations en amont mais aussi en aval de leur arrivée en France. Ce manque d’information et d’orientation de la part  de compus France  et des autorités algériennes conduit à de néfastes conséquences dont l’association ADDRA se fait constamment l’échos de part les très nombreux appels et mails qu’elle reçoit tous les jours.

Pour rappel, les étudiants Algériens en France font l’objet de plusieurs discriminations comparé à leurs camarades issus d’autres nationalités. En effet, ils n’ouvrent pas droit aux  dispositions du CESEDA qui prévoit l’attribution d’une autorisation provisoire de séjour (APS) d’une durée d’un an pour les étudiants diplômés d’un Master 2, l’exercice d’une activité salariée à titre accessoire aux études ou encore le bénéfice de la carte de séjour « compétence et talent »,  l’Accès au travail avec  L’APT (Autorisation Provisoire de Travail) soumis à l’obligation de demander au préalable une autorisation auprès de la direction départementale du travail DIRECTE.

Les accords Franco-Algériens ne prévoient pas ces options limitant ainsi les droits des étudiants Algériens et les marginalisant par la même occasion. .

Nous appelons ainsi les deux gouvernements à travailler ensemble afin de réviser la rédaction d’un avenant à l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et ce afin d’améliorer la situation de ces étudiants Algériens arrivant en France.

 

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