« Air Algérie n’est ni en faillite ni à vendre »

Le syndicat des travailleurs d’Air Algérie, affilié à l’UGTA, a dénoncé ce mardi 5 novembre ce qu’il a qualifié d’ « énième campagne de dénigrement » contre la compagnie nationale.

Pour l’UGTA, ces attaques « exogènes » qu’a subies Air Algérie ces derniers jours « sont incongrue et inopportunes ». Des attaques dont le but serait « l’installation d’un climat de psychose conduisant à la désaffection des passagers » pour servir les intérêts des compagnies concurrentes, fustige le syndicat dans un communiqué.

« Tirer la sonnette d’alarme, en soulevant de prétendues problèmes non identifiés, est une formule connue et usitée à satiété à l’égard de la compagnie nationale », rappelle-t-il. Et d’accuser : « Ces attaque ne sont nullement justifiées, si ce n’est pour affaiblir la compagnie nationale et ainsi servir des intérêts occultes ».

L’UGTA estime qu’il est « étrange » et « dangereux » d’évoquer la faillite de la compagnie nationale en ces temps. L’objectif, selon le syndicat, est d’aller vers « la privatisation » du pavillon national. « Air Algérie n’est ni en faillite ni à vendre », tranche le syndicat. « Personne ne peut s’ériger le droit de porter atteinte à l’intégrité de la compagnie », ajoute-t-il.

Dans ce contexte, le syndicat minimise les problèmes financiers d’Air Algérie, parlant d’une crise qui touche toutes les compagnies du monde. « Le transport aérien des passagers vit une crise à l’échelle planétaire, sans qu’on ne soulève dans aucun pays un holà comparable à celui dirigé contre le pavillon national », déplore le mouvement syndical. « L’UGTA se démarque totalement et résolument de cette démarche négative et suicidaire, et pour ce faire, elle engage sa pleine responsabilité quant à la défense des intérêts de l’entreprise et de ses employés », pointe-t-il.

In TSA

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