Algérie : l’APN pourrait être dissoute par Bouteflika

La crise qui secoue actuellement l’Assemblée populaire nationale (APN), dont le président Saïd Bouhadja est engagé depuis plusieurs jours dans un bras de fer avec les députés des partis d’allégeance pourrait conduire à la dissolution de cette chambre basse du parlement.

En effet, selon le site Algérie Patriotique détenu par la famille de l’ancien général Khaled Nezzar, l’APN pourrait être dissoute par le chef de l’État Abdelaziz Bouteflika. La guerre que se livrent actuellement Saïd Bouhadja et plusieurs députés des partis d’allégeance ne serait en effet que la partie émergée de l’iceberg, croit savoir le même média.

La même source indique que la dissolution de l’APN pourrait intervenir comme une alternative pour différer les prochaines élections présidentielles et prolonger le mandat d’Abdelaziz Bouteflika qui ne compterait pas se présenter pour briguer à nouveau la magistrature suprême.

Des « lois scélérates relatives aux questions de la mémoire » seraient derrière la guerre actuellement menée contre Saïd Bouhadja au sein de l’hémicycle Zighoud Youcef, croit savoir la même source qui indique que Saïd Bouhadja constituerait un facteur de blocage au vote de telles lois, qui concernent notamment le retour des harkis et des pieds-noir en Algérie, ce qui pourrait conduire à une dissolution de la chambre basse du parlement au cas où il démissionnerait.

En tout État de cause, les cas de dissolution de l’Assemblée populaire nationale sont définis par la constitution comme suit :

  • En cas de non-approbation, par deux fois consécutives, du plan d’action du gouvernement (article 96 de la constitution).
  • Sur décision du chef de l’État, après consultation du président de l’APN, du président du Conseil de la Nation, du président du Conseil constitutionnel et du premier ministre (article 147 de la constitution).

In observalgerie.com

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