En dépit de la promesse du Premier ministre Abdelmadjid Tebboune, annoncée au Sénat, les retraités et invalides de l’ANP vont battre le pavé une nouvelle fois. Perte de confiance.

Une nouvelle mobilisation des retraités de l’armée est en cours pour défendre leurs revendications «purement sociales » et protester contre la répression marquée notamment par l’arrestation de plusieurs membres du Collectif des retraitésblessés, radiés et ayant droit de l’ANP, dont le leader Hassini Amar,

L’arrestation de Hassini est qualifiée «d’arbitraire » par Me Ahmed Cherabit, avocat à Constantine et ex-officier de l’ANP. « M. Hassini, est un civil. Son arrestation et sa poursuite devant un tribunal militaire sont en violation des dispositions du Code de procédure pénale. Dans son cas, la justice militaire n’a rien à trancher » soutient Me Cherabit.

« L’article 25 du Code de justice militaire punit toute personne qui porte atteinte à l’institution militaire mais à condition qu’elle soit militaire en service ou hôte d’une institution militaire », précise-t-il.

Me Cherabit estime également que l’arrêté ministériel de 2014, fixant les modalités et les conditions de remboursement et de l’indemnisation des différents corps de l’armée nationale populaire, « n’était pas équitable ».

Cet arrêté, poursuit-il, « a favorisé les rappelés par rapport aux radiés, blessés et retraités de cette institution. Il n’est pas logique de verser une indemnisation supérieure à  quelqu’un qui a été seulement rappelé pour une année (95/96 et 97) à celle réclamée par un militaire engagé dans les forces de l’armée pendant des années ».

Selon lui, les rappelés touchent plus de 42 000 dinars par mois tandis que les autres catégories, protestataires, ne touchent que 27 000 dinars. « Cela veut dire que ce dossier n’a pas été étudié et traité d’une manière équitable.

 Pour rappel, la plateforme de revendications élaborée par les membres du Collectif porte notamment sur la révision à la hausse des pensions de retraite de tous les retraités de l’ANP et les ayants droits, l’octroi des licences de taxi pour cette catégorie, la prise en charge médicale de qualité de tous les blessés de l’institution militaire, la réservation des quotas de logements sociaux pour les anciens militaires et les ayants droits ou l’octroi des lots de terrain. Ils réclament aussi des crédits sans intérêt, et les mêmes privilèges et faveurs que les anciens moudjahidines.

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