Le patron de l’ETRHB Haddad et président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), Ali Haddad a réagi ce samedi contre ce qu’il qualifie de « campagne  de dénigrement » dirigée contre sa personne et le groupe qu’il dirige.

 Dans une mise au point rapportée par les médias, Ali Haddad s’interroge sur les objectifs réels de cette campagne avant de conclure à acte prémédité. « La campagne hostile, dont j’ai fait l’objet récemment, et le Groupe que je dirige, était d’une violence et d’une férocité inouïes qui, légitimement, appelle à des questionnements sur ses objectifs réels et que cette soudaine coordination des agressions suggère une préméditation de l’acte », a-t-il noté.

Il rappelle que les premières attaques sont intervenues « suite à mes prises de positions, à l’occasion de rendez-vous importants dans la vie de notre pays, que, du reste, j’assume avec conviction ». Mais, « ces attaques sont devenues plus régulières et non moins virulentes depuis mon élection à la tête du FCE qui, pourtant, a eu lieu dans une totale transparence et à l’unanimité des voix ».

« La dernière forme d’expression de la campagne de dénigrement à mon endroit s’est basée sur des arguments fallacieux autour des mises en demeure adressées au Groupe ETRHB », a-t-il souligné. Et d’expliquer : « En dépit du caractère ordinaire et usuel de cette procédure entre un Maître d’Ouvrage et une Entreprise de réalisation, des milieux malveillants s’en sont saisis pour construire des scénarios invraisemblables tendant à une désinformation délibérée de l’opinion ».

Selon Ali Haddad,  « des milieux agissant dans l’ombre ont pris ce prétexte des mises en demeure, dont ont été pourtant destinataires plusieurs autre entreprises aussi bien publiques, privées qu’étrangères, pour ne cibler que le Groupe ETRHB d’une manière outrageusement sélective, alimentés par des « fuites » organisées par presse interposée et relayés par des réseaux diversement intéressés ; pour engager une formidable machine de propagande qui s’acharne à me présenter comme étant un prédateur des richesses nationales ».

Le patron de l’ETRHB explique que sur un total de 52 mises en demeure adressées par les Maîtres d’Ouvrage relevant du Ministère des transports et des travaux Publics, l’ETRHB n’est concernée que par (08) Huit d’entre elles en qualité de seul détenteur du projet et une (01) en qualité de Chef de File de Groupement. Les Six autres mises en demeure ne nous concernent qu’en qualité de membre de Groupement, a-t-il ajouté, avant de rappeler ses réponses par voie de presse à ces mises en demeure.

« Ses » vérités

« A ce titre, l’opinion est en droit de prendre connaissance de certaines vérités pour avoir sa propre idée et réaliser l’ampleur de la manipulation dont elle est l’objet et l’enjeu », souligne-t-il encore.

Concernant les marchés prétendument obtenus de gré-à-gré, il affirme le Groupe ETRHB a toujours « participé, dans la transparence et en respectant les règles de la concurrence, dans des appels d’offres Nationaux et internationaux, aux cotés d’Entreprises Publiques et Etrangères, et que les marchés obtenus ne l’ont été que grâce à des offres Techniques et financières compétitives, jamais remises en cause par ses concurrents directs, Entreprises Publiques soit-elles ou Etrangères ».

S’agissant des prétendues avances forfaitaires d’un (01) Milliard de Dollars (110 Milliards DA) perçues depuis 2010 à ce jour, il note que « contrairement aux allégations colportées et présentées de manière vicieuse et tendancieuse par ces milieux, le Groupe ETRHB n’a réellement perçu, durant la période de 2010 à 2017, qu’un montant de 57 Milliards/DA, comme avances forfaitaires sur des Projets effectivement engagés, contre un dépôt de cautions de garantie de l’ordre de 11 Milliards/DA ». « Aussi, sur les 57 Milliards DA perçus, le Groupe ETRHB a déjà remboursé 32 Milliards DA et a payé 14 Milliards DA en frais financiers sur la même période. Le Groupe ETRHB a participé à l’emprunt national levé par le Gouvernement en 2016 avec une souscription de 4,5 milliards DA », a-t-il jouté.

Mieux encore, le Groupe ETRHB détient une créance nette de 52 Milliards DA sur les maîtres d’ouvrages, en déduisant le reste à rembourser des créances en souffrance. Entre 2010 et 2017, le Groupe s’est acquitté de 52 milliards DA de contributions fiscales et parafiscales, a-t-il ajouté, soulignant que ETRHB dispose d’une situation financière saine, en plus de ses actifs qui s’élèvent à près de 426 milliards DA.

Ali Haddad est revenu sur le parcours de l’Entreprise familiale ETRHB qui  n’est pas née du néant, a-t-il dit, mais d’un « acte de foi dans l’avenir de notre Pays et un engagement dans la contribution à sa reconstruction et son développement » avec comme devise la  « constance dans l’activité » même durant « la terrible tragédie nationale qu’a vécue le Pays durant les années 90 ». « C’est donc tout naturellement que je me suis engagé, en soutien à la démarche de réconciliation et de reconstruction mise en route par son Excellence Monsieur le Président de la république Abdelaziz Bouteflika. Cet engagement demeure et demeurera, aussi bien à travers mon soutien indéfectible à Monsieur le Président de la République Abdelaziz Bouteflika, qu’à travers la participation active du Groupe ETRHB dans la réalisation des différents programmes de développement initiés par le Chef de l’Etat », a-t-il affirmé, avant d’égrener les projets que le groupe a réalisés et les unités industrielle mises en places et son implication dans le développement du sport avec l’USMA d’Alger.

In maghrebemergent.com