Appels au 5ème mandat : Le RCD dénonce les « suppliques ridicules des laudateurs »

Alors que Ahmed Ouyahia et son parti le RND ont lancé un appel « insistant » au président Bouteflika de briguer un cinquième mandat, suivi le même jour par TAJ d’Amar Ghoul, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) a lui, choisi de sortir pour tirer un coup de sommation en direction de ce qu’il qualifie de « laudateurs ».

Dans un communiqué sanctionnant son conseil national, le RCD de Mohcine Belabass, a tiré à boulets rouges contre «les suppliques clownesques et ridicules adressées par les laudateurs du régime».

Pour ce parti résolument opposé à un cinquième mandat, cette option serait de nature à « humilier la nation entière aux yeux de l’opinion internationale ». Et au RCD de dresser un constat accablant de la situation générale du pays. Ainsi et au plan politique, force est de constater, selon ce parti que« rien ne perturbe le statu quo officiel érigé en programme politique ».

Le RCD qui réitère son exigence d’un « changement pacifique du système », constate que la vie institutionnelle « est suspendue aux apparitions de plus en plus rares du chef de l’Etat ».

Une situation qui a réduit son autorité « aux rappels à l’ordre d’un Premier ministre qui, lit-on, ne semble avoir aucun pouvoir sur l’administration, tout département confondu».

S’agissant du constat économique et social, le RCD, regrette que les « alertes des partis de l’opposition sur la gouvernance et celles d’organismes internationaux sur les retombées néfastes sur la situation économique induite par une politique de dépenses tous azimut » n’aient pu infléchir l’action des pouvoirs publics toute fondée sur : « comment tenir le coup » jusqu’à l’élection présidentielle de 2019».

Et d’ajouter : Au lieu de prendre des mesures pour lever la condamnation de l’Algérie par le BIT dans la prochaine session de l’OIT, le ministre du Travail suggère le retrait de cette instance au motif que«nous subissons un traitement injuste depuis le déclenchement du printemps arabe», alors qu’il est de notoriété publique que les syndicats autonomes sont traqués et leurs dirigeants contre lesquels la justice est instrumentalisée subissent pressions et chantages.

Le RCD dénonce, par ailleurs,  les dispositions de la loi de finance complémentaire « dont l’essentiel laisse l’opinion pantoise », charge les députés du FLN et du RND d’avoir rejeté les amendements proposés par ceux de l’opposition au prétexte que ce « n’était pas le moment » allusion à la présidentielle.

 

 

Source : ici

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