Assassinat de Mohamed Boudiaf : nouvelles révélations

Nacer Boudiaf, fils de l’ancien président Mohamed Boudiaf, assassiné le 29 juin 1992 devant les caméras de télévision à Annaba, a fait de nouvelles révélations concernant l’assassinat de son père.

Dans un entretien accordé au journal électronique « Le matin d’Algérie », Nacer Boudiaf a en effet appelé à la libération de Lembarek Boumaârafi, condamné à la peine capitale pour l’assassinat de l’ancien président Mohamed Boudiaf. Le fils de l’ancien président a justifié cet appel par le fait que Boumaârafi n’était pas l’assassin de son père. « Selon un témoignage d’un journaliste qui était présent, ce triste jour du 29 juin 1992, à la Maison de la culture de Annaba, et dont je ne dévoilerai pas le nom, pour les raisons que vous devinez, Lembarek Boumaarafi n’est pas l’assassin du Président du H.C.E., Mohamed Boudiaf » a révélé Nacer Boudiaf, qui ajoute que « Boumaarafi était en costume marron quelques minutes avant « l’acte isolé » qu’il a été chargé, par la suite, de dire qu’il l’a commis ».

« La caméra qui était en biais sur l’estrade, à la gauche du chef de l’Etat, et qui a filmé la sortie de l’assassin de derrière les rideaux, habillé en t-shirt blanc, pantalon jean et des chaussures de sport, a bien filmé la face de l’assassin qui a été évacué par une voiture directement à l’hôtel Seybous. La cassette qui a filmé l’assassin a été la cause de l’assassinat d’autres personnes qui ont vu la triste scène et dont les noms seront un jour révélés au public. » a également expliqué Nacer Boudiaf. « Après le départ de l’assassin des lieux du crime pour s’installer confortablement à la chambre 205 de l’Hôtel, Boumaarafi Lambarek a reçu les instructions d’aller se changer, de se vêtir en treillis bleu puis d’aller se cacher dans un appartement d’un ancien agent de la protection civile en attendant d’être cueilli par la Police. » a-t-il ajouté.

« Au moment où l’assassin déchargeait ses nombreuses balles assassines dans le dos de mon père, Boumaarafi se disputait un siège dans la salle. » a également expliqué Nacer Boudiaf, qui ajoute qu’ « on a tenté de faire passer Boumaârafi pour un islamiste ».

« Boumaarafi a passé la veille de l’assassinat à l’hôtel en buvant du whisky payé par le contribuable algérien, en compagnie de filles de mœurs légères. L’étiquette « islamiste » lui a été collée pour faire croire que ce sont les islamistes qui ont tué Boudiaf. C’est absolument faux. » a soutenu le fils de Mohamed Boudiaf.

In observalgerie.com

PARTAGER