Automobile : plus de 200 sous-traitants réunis à Oran, Renault officialise la production de la Clio 4

La première convention de la sous-traitance, organisée par Renault sous la tutelle du ministère de l’Industrie et des Mines, a attiré plus de 200 fournisseurs algériens et étrangers. Son objectif est d’accélérer le développement de la filière automobile en Algérie et renforcer le tissu industriel.

L’organisation du premier événement de ce genre est un signe de « l’extrême attention que le gouvernement accorde au secteur de l’automobile en Algérie », a fait savoir le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdeslam Bouchouareb. Devant une assemblée composée de sous-traitants locaux, japonais, roumains, turcs ou encore français, il a rappelé les facteurs de compétitivité de la région et de l’Algérie.

Le coût de l’énergie, le prix de la main d’oeuvre, les mesures fiscales et législatives prises par les autorités et le prochain cahier des charges relatif au marché de pièces de rechanges ont été évoqués par le ministre.

Une intégration locale de 42% d’ici 2019

Dans un message vidéo adressée à la partie algérienne et aux représentants des équipementiers et sous-traitants, Carlos Ghosn, PDG de Renault, est revenu sur le développement de la filiale algérienne. « Deux ans après l’inauguration, l’usine a dépassé ses objectifs initiaux tant en matière de production que de création d’emplois. Nous avions prévu de produire 25 .000 véhicules par an et en 2016 l’usine affichait plus de 40.000 voitures produites soit le double de l’année précédente. Nous avions prévu d’embaucher 400 personnes, le site en emploi aujourd’hui 800 ».

Présente à Oran, Véronique Sarlat-Depotte, directrice des achats de l’alliance Renault-Nissan, ajoute que l’objectif de « 42% d’intégration locale devrait être atteint en 2019 avec quatre ans d’avance ». En 2016, ce taux était de 28%, souligne la responsable. Selon elle, « la dynamique actuelle est excellente » et plus de 2000 emplois directs et indirects ont été créés grâce notamment à la sous-traitance et aux cinq fournisseurs locaux.

La Clio 4 sortira de l’usine d’Oran avant la fin 2017 

Le constructeur français a  profité de cette convention pour officialiser les informations concernant la sortie d’un troisième modèle assemblé à l’usine de Oued Tlelat. « La première phase de notre projet est opérationnelle et l’usine est prête à se développer davantage. Nous partageons le plaisir d’officialiser la production de la Clio 4 dont la fabrication sera lancée en fin d’année », a indiqué Carlos Ghosn dans son message.

À Oran, Guillaume Josselin, DG de Renault Algérie a précisé que la production concerne d’abord la version haut de gamme de la Clio 4 (GT Line) et qu’elle commencerait « vers le mois d’octobre 2017 » avec une « commercialisation dans la foulée ». Rien n’a filtré concernant son prix mais la marque au losange promet qu’il sera « compétitif ».

L’usine d’Oran est entrée dans sa phase 2 annoncent également les responsables de Renault. Elle « accroîtra son intégration locale en se dotant de nouvelle activités et métier comme la tôlerie et la peinture », nous précise-t-on.

Vers une production de 500.000 véhicules par an en 2022

Le ministre de l’Industrie explique que l’Algérie pourrait produire entre 400.000 et 500.000 véhicules par an à l’horizon 2022. « Pour cette évaluation, nous avons pris en compte tous les dossiers qui sont clairement affichés, en maturation ou qui sont lancés et en cours », a ajouté Abdeslam Bouchouareb. Chez Renault, l’objectif de production est établi à 100.000 véhicules par an d’ici 2022. D’ailleurs, le ministre affirme que l’exportation d’une partie de cette production est envisageable.

Produire plus pour attirer les sous-traitants 

Parmi les équipementiers et fournisseurs étrangers présents lors de la convention, nombreux sont ceux qui se disent intéressés par le marché algérien. Bertrand Snyckerte, représentant de la société française Saint-Gobain (vitrage automobile) nous explique que son entreprise livre déjà à Renault Algérie par l’intermédiaire du processus CKD. « Nous produisons des pièces en Pologne, qui transitent par la Roumanie et qui sont ensuite livrées et consommées en Algérie ». S’installer dans le pays reste pour l’instant  « une éventualité mais à moyen terme ». Car avant d’investir il faut que la production nationale ait atteint un certain seuil.  « Par rapport à notre activité qui est assez capitalistique, il y a une nécessité de volume. Si on doit investir dans une usine, on a besoin d’un nombre potentiel de véhicules à produire chaque année et pour l’instant ce niveau n’est pas atteint », indique le responsable.

 

 

 

 

Source : Cliquer ici

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