Banane : le ministère du Commerce confirme son impuissance devant les barons de l’import-import

Le communiqué rendu public par le ministère du Commerce est une véritable honte nationale. Il n’honore ni ce ministère et encore moins le gouvernement. Le ministère du Commerce s’est enfoncé quand  il a rendu public un communiqué dans lequel il précise que l’importation de la banane et des viandes en morceaux n’obéissait pas au régime des licences. En d’autres termes, n’importe qui pour ainsi dire est en mesure d’importer ces produits.
Pis encore, le ministère n’apporte aucune précision ou une assurance sur le prix de la banane en Algérie qui a atteint les 900 DA le kg, alors que le prix de ce fruit exotique est en baisse sur le marché mondial, soit l’équivalent de près de 60 DA le kg.
Le ministère du Commerce n’a pris aucune mesure coercitive contre les importateurs de la banane qui fixent à leur guise le prix de ce fruit sur le marché national. Il s’est contenté d’un communiqué dans lequel il avoue toute son impuissance devant la maffia de l’import-import.
Dans ce communiqué, il est mentionné que l’importation de la banane et des viandes en morceaux n’obéissait pas au régime des quotas ou aux licences d’importation.
«Dans le cadre des nouvelles procédures relatives à l’encadrement des opérations d’importation de marchandises, le ministère informe l’ensemble des opérateurs économiques que la banane fraîche (sous position tarifaire 0803.10.10.00) et les viandes en morceaux (chapitre 2 du Tarif douanier +viandes et abats comestibles+, sous position tarifaire 0803.90.10.00), n’obéissait pas au régime des quotas ou aux licences d’importation», lit-on dans ce communiqué.
Face à l’impuissance du ministère, il faut saluer la campagne des citoyens qui ont appelé à travers les réseaux sociaux au boycott de la banane.
Dans le même sillage, il est à rappeler que le regretté ministre du Commerce, Bakhti Belaib, avait dénoncé en son temps cette maffia. Il avait révélé que des barons de l’import-import l’avaient menacé en tant que ministre en raison de son obstination à les empêcher d’imposer leur diktat sur le marché national…

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