Barrages Mondial-2018: Italie-SuA?de, la peur bleue des Azzurri

« Ne pas aller au Mondial, ce serait l’apocalypse ? OUI ! » La derniA?re ligne du dossier sur l’avenir du footballA�italien publiA� par la Gazzetta dello Sport donne une idA�e de l’angoisse qui accompagne la Nazionale avant son barrage face A� laA�SuA?de.

Ventura A� l’aventure

Quand il avait pris ses fonctions aprA?s l’Euro-2016, Gian Piero Ventura avait expliquA� vouloir faire de la sA�lectionA�italienne une A�quipe « excitante ».

Quinze mois plus tard, la Nazionale qui se prA�sentera vendredi A� Solna pour le barrage aller a au contraire perdu toute son assurance au fil de quatre derniA?res prestations glaA�antes face A� l’Espagne (dA�faite 3-0), IsraA�l (victoire 1-0), la MacA�doine (1-1) et la Bulgarie (succA?s 1-0).

L’ItalieA�joue mal, sans enthousiasme ni certitude, et « Mister Libido », comme on surnomme Ventura, a souvent paru dA�passA� par les A�vA�nements et par un rigorisme tactique qui le pousse A� prA�fA�rer « son » systA?me, le 4-2-4, aux qualitA�s de ses joueurs les plus brillants.

Vendredi, il pourrait provisoirement renoncer A� ce 4-2-4 bancal pour revenir A� son deuxiA?me amour, le 3-5-2. Verratti s’y sentira mieux, mais pas Insigne, le joueur offensif le plus talentueux d’Italie, qui devrait d’ailleurs rester sur le banc.

En face, laA�SuA?de, 4-4-2 d’A�cole et goA�t du duel, se pose moins de questions. « Ils font toujours la mA?me chose, mais ils le font bien », a rA�sumA� le capitaineA�italien Gianluigi Buffon. Le plus gros dA�faut des SuA�dois, selon le dA�fenseur Filip Helander: « Ben, on n’a plus Ibra ».

Cadres A� recadrer

L’ItalieA�n’a pas Zlatan Ibrahimovic non plus, mais elle a Bonucci, Verratti, Insigne, Belotti et suffisamment de talent a priori pour ne pas craindre plus que A�a ce barrage A� quitte ou double.

Sauf que Bonucci, encore l’un des meilleurs dA�fenseurs d’Europe il y a six mois, n’a pas digA�rA� son transfert A� l’AC Milan et n’est plus que l’ombre de lui-mA?me, que Verratti n’a toujours pas pris les clA�s de la Nazionale qui lui sont promises depuis des annA�es, que Belotti, qui revient A� peine de blessure, est loin de sa meilleure forme et qu’Insigne ne devrait donc mA?me pas jouer.

DerniA?re tuile en date, Zaza, en plein boum avec Valence (neuf buts en 11 matches) s’est blessA� vendredi et ne pourra sans doute pas accompagner Immobile au sein du duo d’attaque.

Du coup, mA?me l’opA�ration rajeunissement qui A�tait jusqu’A� prA�sent le grand succA?s de Ventura va se faire oublier quelque temps et les nouveaux vont laisser la place aux grognards de toujours, Chiellini (33 ans), Barzagli (36 ans), Parolo (32 ans), Eder (30 ans) ou De Rossi (34 ans).

De Moscou A� Solna

Il y a 20 ans, en octobre 1997, l’ItalieA�a jouA� A� Moscou un barrage aller de qualification pour le Mondial 1998 sous une tempA?te de neige et sur un terrain dA�foncA�. Pagliuca s’est blessA� et le sA�lectionneur Cesare Maldini s’est tournA� vers un tout jeune Buffon, 19 ans. « Tu te sens d’y aller ? ».

De toute faA�on, il n’y avait pas d’autre gardien disponible. Buffon est entrA�, il a pris un coup de boule de Costacurta dans la poitrine en guise de bravo pour son premier arrA?t et a largement contribuA� au match nul 1-1 ramenA� par lesA�Italiens, qui se sont qualifiA�s au retour.

Vingt ans et 172 sA�lections plus tard, Buffon retrouve donc les barrages. D’un barrage l’autre et de la neige de Moscou au froid de Solna ? Mais s’il y a une boucle A� boucler, Buffon ambitionne plutA?t de le faire A� Moscou mA?me, oA? se jouera le 15 juillet la finale de la Coupe du Monde.

AFP

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