ENIE lance sa gamme de smartphones à partir de 2500 DA

L’ Entreprise nationale d’industries électroniques (ENIE) se lance dans la production de smartphones. L’entreprise publique, connue pour ses téléviseurs, a présenté lundi en fin de journée aux médias les prototypes de sa première gamme de téléphones mobiles lors d’une cérémonie organisée à l’École supérieure de l’hôtellerie et de restauration de Ain Benian sur la cote ouest d’Alger.

Fabriqués au complexe de l’entreprise situé à Sidi Bel-Abbès,  les smartphones ENIE seront commercialisés dès la fin janvier 2018 sur tout le territoire national, affirme à TSA le directeur général de l’ENIE, Djamel Bekkara. C’est Hamana Group Power (HG Power), un groupe privé créé en 1992 et spécialisé dans la distribution, qui a été chargé de mener à bon port cette opération, suite à la signature d’un partenariat public-privé entre les deux parties.

« Le point faible des entreprises publiques algériennes, c’est la commercialisation de leurs produits. C’est la raison pour laquelle nous avons opté pour un partenaire privé », justifie M. Bekkara.

Quatre types de smartphones seront produits, allant du téléphone basique au smartphone haut de gamme. Ces téléphones ont été baptisés : EF1 pour le téléphone simple, E3, E5 et E7 pour les smartphones. Deux autres modèles, en l’occurrence E4 et E6, seront lancés au cours de cette année.

Quant aux prix, ils varient naturellement en fonction des caractéristiques du téléphone. À titre d’exemple, un E7 doté d’un écran 5,5 pouces et d’un processeur MT6753 Octa-core coûte 28.500 DA, tandis que l’EF1 reste largement abordable. Son prix a été fixé à 2500 DA. Pour ce qui est du E5 et E3, leurs prix ne dépasseront pas les 23.500 DA et 12.500 DA. D’ailleurs, l’entreprise semble tabler sur ce dernier pour défier la concurrence. « C’est le téléphone que tout le monde veut avoir », s’empresse de dire Mohamed Akram Stihi, manager des ventes à HG Power.

Au total, trois milliards de dinars ont été dépensés par ENIE pour la réalisation de cet investissement avec à la clé la création de 400 postes d’emploi. « Dans le cadre de notre plan de développement, nous avons construit une usine d’intégration électronique. La vocation de cette usine, la première à l’échelle nationale, est d’être flexible à tous les produits électroniques dont les smartphones. L’usine a été finalisée et sera inaugurée fin janvier », détaille-t-il.

L’exportation en ligne de mire

Pour le lancement de la production, environ 70.000 téléphones, tous types confondus, ont été fabriqués. S’agissant du processus de fabrication, les premiers téléphones de marque ENIE seront assemblés en CKD. En 2019, l’entreprise compte fabriquer des téléphones conçus à 100% par ses soins avec un taux d’intégration qui s’élève à 40%.

 « Nous irons étape par étape car il s’agit d’une technologie importée. C’est pour cette raison que nous avons installé des laboratoires de recherche et de développement. Le but étant d’aller vers un transfert de technologie. Nous ne sommes pas encore à ce stade pour le moment. Nous devons donc compter sur nous même. Une fois la fabrication du téléphone maîtrisée, nous procéderons à l’augmentation du taux d’intégration », soutient-il.

Par ailleurs, l’entreprise publique envisage de vendre de 200.000 à 500.000 unités en 2018 avec pour objectif de produire jusqu’à 1 million de téléphones en 2019. Une partie de cette production sera destinée à l’export, selon M. Bekkara. « Vendre 200.000 téléphones en 2018, c’est suffisant pour nous. Mais, l’idéal c’est d’en écouler 500.000 », souligne-t-il.

 

 

 

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