Le gouvernement algérien envisage d’opérer des restrictions dans les subventions sur les produits énergétiques (produits pétroliers et gaziers) et d’introduire des aides directes, en espèces, pour les personnes les plus nécessiteuses, rapporte l’agence Bloomberg citant le ministre des Finances, Hadji Baba Ammi. Le ministre des Finances s’est exprimé à Djeddah en Arabie saoudite où il se trouve actuellement.

Le plan en question, développé avec la Banque mondiale, intervient alors que l’Algérie entreprend un programme d’assainissement budgétaire sur trois ans dans le but de compenser la baisse de ses revenus pétroliers, précise la même source.

Malgré les augmentations des prix du carburant décidés par le gouvernement en 2016, les subventions totales restent à un stade élevé. Elles sont de l’ordre de 27% du Produit intérieur brut (PIB), selon Bloomberg.

Ce programme fait suite à la dernière incitation de l’Opep, appelant ses pays membres à réduire les dépenses tout en évitant des troubles. Il sera mis en place progressivement, selon le ministre des Finances. « Notre politique consiste à gérer la transition », a-t-il déclaré en marge d’une conférence de la Banque islamique de développement tenue en Arabie saoudite. Et d’ajouter : « Il n’est plus possible » d’offrir des soins de santé gratuitement.

In TSA

PARTAGER