Hommage, Respect, a l’héroïsme des Femmes Algériennes

Respect et considération pour les femmes toute l’année pas seulement le 8 Mars, une petite attention en plus ce jour là ne ferait pas de mal.

La femme algérienne a commencé à avoir son mot à dire grâce à sa participation à la guerre de libération nationale ; elle était combattante, infirmière et cuisinière dans les montagnes, poseuse de bombes La femme en Algérie ; Dans la plupart des pays du monde la femme dans n’a commencé à s’émanciper qu’à partir des années 1940 et 1950 à part quelques rares exceptions comme Marie Curie ou Colette en France ou Marguerite Yourcenar et Pearl Buck aux Etats Unis.

Avant 1938 les femmes françaises ne pouvaient aller à l’université, avoir une carte d’identité ou un passeport sans l’autorisation de leur époux. Je rappelle que le droit de vote n’a été accordé aux femmes en France qu’en 1944.

La loi de 1965, a ouvert la porte à l’émancipation féminine. Avant elle, une femme ne pouvait travailler sans l’accord de son mari ni ouvrir de compte en banque à son nom propre.

Ces rappels, sont juste une comparaison avec les droits de la femme algérienne qui est bien plus en avance que la femme française en ce qui concerne sa liberté mais les choses sont tout autres.

Dans les villes ; les femmes abritaient les moudjahidines chez elles, leur faisaient à manger et lavaient leurs vêtements ; elles transportaient des armes sous leur haïk ou des tracts dans les langes de leur bébé. A partir de l’indépendance et jusqu’à nos jours la femme a acquis les même droits que l’homme en matière d’études, de travail, de droits civils etc. —

A travail égal, salaire égal — Droit de demander le divorce — Droit de voyager sans autorisation dès sa majorité — Droit de choisir son époux ou de refuser un quelconque prétendant. Il y a des femmes ministres, chefs d’entreprise, pilotes de ligne, magistrats, avocats, sportives enfin dans tous les domaines comme les hommes.

Seulement cette liberté n’est réservée qu’à une catégorie de femmes urbaines ayant eu le courage, la volonté et la force de se battre contre des ennemis ancrés dans les mœurs et usages des Algériens : les traditions et coutumes, le régime patriarcale et récemment l’obscurantisme religieux.

Demander le divorce est un droit ; mais très rares sont les femmes qui osent prendre cette décision ; le « quand dira-t-on » faisant loi. Même battues, humiliées, exploitées les femmes acceptent cette situation pour garder leur logement et ne pas être une charge financière à leurs parents.

Celles qui travaillent si elles retournent divorcées dans leur famille sont considérées comme une charge, un déshonneur tel l’exemple de Mériem 40 ans, cadre supérieur, 2 enfants ; elle donne le trois quart de son très bon salaire à ses parents qui ne lui adressent plus la parole parce qu’elle n’a pas supporté les beuveries et les coups de son mari.

En cas de divorce, la loi exige de l’époux un logement pour sa femme et leurs enfants ou un loyer versé régulièrement ; mais vu la cherté des appartements et l’élévation du prix des loyers il est rare que cette exigence soit réalisée et c’est procès sur procès, dispute sur dispute dans les tribunaux entre clients et avocats.

Dans les rares cas ou le mari paye un loyer à son ex.femme, ses parents refusent de la laisser habiter seule par peur qu’elle acquiert une mauvaise réputation et éclabousser l’honneur de sa famille. La jeune Lila 17 ans, lycéenne se marie l’année de son baccalauréat avec son professeur de mathématiques, divorcé, 3 enfants.

Le mari exige qu’elle arrête ses études pour s’occuper de son intérieur. Ses parents acceptent ravis ; leur fille aînée de 38 ans chef d’entreprise refuse de se marier, elle est le vilain petit canard de la famille, se fait traiter de vieille fille alors qu’elle subvient à toutes les dépenses de la famille.

Dans les campagnes la situation est pire, une jeune fille est mariée puis divorcée sans que personne ne demande son avis, ne connaissant pas ses droits elle est ballotée entre la maison de son père et celle de son mari, souvent accompagnée d’enfants, son sort dépend du caprice de sa belle mère.

La femme a le droit de voyager sans autorisation à sa majorité ; c’est une chose impensable dans les zones rurales, elle ne sort pas sans son mari, sa belle mère ou sa mère. Elle ne va jamais seule chez le médecin ou pour n’importe quelle tâche sans un chaperon et cela jusqu’à sa vieillesse.

Dans les villes les choses ont bien changé, jeunes filles et femmes partent seules à l’étranger mais non sans provoquer des commérages et les cachoteries de leurs parents. Dans leur travail, elles ont des postes de responsabilité, un salaire égal à celui de leurs collègues hommes pour les mêmes fonctions mais elles doivent la plupart du temps se battre contre le harcèlement sexuels ou contre les rumeurs de « promotion canapé »

Il n’est pas facile de résister à ces situations traumatisantes mais les Algériennes sont courageuses, solides et déterminées à être indépendantes. Les traditions et coutumes sont mêlées d’une façon inextricable à la vie de la femme algérienne, par exemple elle ne peut pas se marier sans l’accord d’un tuteur même si elle est majeure, même si elle a 50 ans. Le tuteur est en général son père, son frère ou son oncle qui la « donne » à son futur mari.

Dans le cas ou la famille n’accepte pas ce mariage, le juge peut jouer le rôle de tuteur. Voila la jeune fille mariée légalement mais qui subira l’opprobre jusqu’à la fin de sa vie. Il y a des femmes battues, des femmes dont le mari prend intégralement le salaire, mais qui refusent de porter plainte ou de se défendre par honte et par peur des réactions de leur environnement. Leur mère et grand-mère ont supporté les coups et les fourberies alors pourquoi pas elles ?

Pourtant il y a des associations d’aide psychologique et de conseils mais elles ne veulent pas y aller car ses dernières sont qualifiées de subversives et malhonnêtes. Il existe des centres d’accueil dans les villes pour les mères célibataires, mais leur situation est terrible ; chassées par leurs parents, elles abandonnent toujours leur bébé dans une pouponnière et sont jetées aux affres de la rue.

Les centres ressemblent à des prisons, aucune commodité, querelles continues entre les occupantes, la loi est faite par les plus fortes tout comme dans l’univers carcéral. C’est pour cela que l’on trouve souvent des nouveaux nés encore attachés à leur cordon ombilical jetés dans les poubelles ou dans des décharges publiques.

Les mères toujours très jeunes, ne connaissant pas la contraception deviennent la proie des proxénètes, la turpitude des religieux, et la brillante absence de l’état. Pour le pèlerinage à la Mecque la femme doit être accompagnée d’un mahram ( protecteur, tuteur) , ceci est une obligation religieuse qui touche les femmes jusqu’à 60 ans.

Pendant la décennie noire, et bien que touchée dans son cœur et dans sa chair, la femme algérienne a continué à travailler, à aller chez la coiffeuse, à faire son marché, à envoyer ses enfants à l’école même si elle n’était pas sûre de les voir rentrer le soir.

Malgré les menaces des terroristes et leurs actes sanglants, elles n’ont pas toutes mis le foulard, elles n’ont pas arrêté leurs activités et ne se sont pas confinées chez elles.

La mouvance islamique a influencé les pensées de beaucoup de femmes comme le port du hidjab, le refus de la modernité, le refus de la contraception, le refus de laisser leurs filles travailler, leur vie est gérée par l’imam du quartier, et elles acceptent la polygamie sans aucune contrainte.

Que faire dans la mesure ou leur vie leur plait ? En sortant de son travail, l’Algérienne va chercher ses enfants de la crèche ou de l’école, fait son ménage, prépare à dîner, s’occupe des devoirs des petits, et bien souvent fait des travaux de couture ou de pâtisserie pour les vendre et arrondir ses fins de mois.

Celle qui ne travaille pas à l’extérieur fait de la peinture sur verre ou sur soie, coiffe chez elle voisines et amies, tricote, coud, fait des gâteaux mais ne reste pas inactive et participe à l’épanouissement de sa famille.

Voila la femme algérienne, jouant au funambule entre un monde archaïque et un monde moderne si la loi lui donne tous ses droits soit elle les connait pas soit elle s’en accapare en jonglant avec la loi misogyne et autoritaire de l’homme. Feu Saïd Mekbel , n’a-t-il pas dit : « En Algérie , les hommes c’est les femmes . »

La femme est un autre soi-même et un ami, non un meuble de ménage. Si les femmes ne faisaient pas partie de ce bas monde, il y a beau temps que je n’en ferais plus partie moi-même. Les femmes sont comme les fleurs de la vie ; comme les enfants en sont les fruits, alors à nous de les respecter et respecter leurs droits
Algérie :El Moudjahidates, sont nos héroïnes

https://www.youtube.com/watch?v=mpoTjzJuItA

https://www.youtube.com/watch?v=7AIX8B_LKI8

http://www.dailymotion.com/…/x56l03_hommage-aux-femmes-alge…

Bonne fête Mesdames, Mesdemoiselles, Je vous adresse les salutations fraternelles, cordiales et distinguées.

Dr Ismail Guellil

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