Huile d’olive, il était une fois une culture méditerranéenne

Huile d’olive, il était une fois une culture méditerranéenne

par Karl Demyttenaere 

Depuis les années 90, la production d’huile d’olive a pris une nouvelle dimension : qualité supérieure, richesse des variétés, emballage de luxe… L’huile d’olive semble marcher sur les pas de son grand frère méditerranéen : le vin.

Symbole de la culture méditerranéenne, les oliveraies incarnent un véritable mode de vie.

Dans les années 90, le régime crétois est mis en avant par de nombreux nutritionnistes. En France, Oliviers & Co apparaît en 1996 avec un cahier des charges strict pour sélectionner en Méditerranée les précieux jus.

Car cette nouvelle vie de l’huile d’olive, dont on produit chaque année environ 3,2 millions de tonnes dans le monde, passe en partie par une montée en gamme afin de séduire les meilleurs tables.

Un processus rigoureux

L’obtention de cette qualité optimale d’huiles d’olive implique des récoltes précoces monovariétales quand le fruit verdit. Récoltés manuellement à l’aide d’un peigne ou d’un vibreur, les précieuses olives sont ensuite triées, lavées à l’eau froide, broyées avec leurs noyaux. La pâte obtenue est malaxée, passée à la centrifugeuse.

Ce long processus s’avère coûteux, mobilisant une main d’œuvre nombreuse et du matériel. Le précieux liquide parvient enfin dans des flacons massifs qui paraissent empruntés à son grand frère méditerranéen : le vin.

Concurrents en vue

Comme pour le vin, de sérieux concurrents venus du Nouveau Monde font leur apparition. Une oliveraie vient de s’implanter au Chili tandis qu’au nord de Sacramento, le California Olive Ranch s’étend sur plus de 5 000 hectares avec 1,3 millions d’oliviers.

Aujourd’hui, près de 86 litres d’huile d’olive sont produits chaque seconde dans le monde.

 

 

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