Interdiction des marches à Alger : Lamamra en explique les raisons à Genève

L’interdiction des marches  à l’initiative des partis politiques ou des syndicats autonmes à Alger a toujours constitué un angle d’attaque contre l’Algérie de la part des organisations internationales des droits de l’hommes.

Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra en a expliqué lundi  à Genève les raisons de cette interdiction dans sa déclaration introductive à la 27e session du mécanisme d’examen par les pairs du Conseil des droits de l’homme. soulignant que les mesures qui s’appliquent, « à titre exceptionnel, à la manifestation sur la voie publique à Alger est liée à des considérations propres à la capitale ».

Poursuivant  le déroulé  de son argumentaire , le chef de la diplomatie ajoute à ce propos que « L’Etat ne peut, en sa qualité de responsable de l’ordre et de la sécurité  publics, se risquer à les autoriser lorsqu’il est avéré que leurs organisateurs ne remplissent pas les conditions qui concourent à leur  déroulement pacifique et sans porter préjudice aux biens des personnes ou être la cible de visées terroristes. »

A l’inverse, Ramtane Lamamra fait observer  que toutes « les autres régions d’Algérie  connaissent une intense activité qui vise à mobiliser les militants ou les sympathisants autour de programmes et d’idées qu’ils partagent en commun » . Et de faire la démonstration du pluralisme politique en Algérie en  se référant à l’existence de 71 partis politiques agréés et de plus de 100.000 organisations non-gouvernementales.

Un nombre, a-t-il dit, « qui a progressé avec la mise en œuvre des dispositions de deux nouvelles lois à partir de 2012, contrairement à ce qui est rapporté par une littérature peu objective au sujet de présumées entraves à l’agrément d’associations. »

Lamarmra met en relief aussi les libertés syndicales, expliquant qu’elles sont exercées par 65 organisations et la tripartite, qui a tenu 20 rounds depuis son institution. Occasion, ajoute t-il, pour le patronat, les syndicats et le gouvernement d’examiner et de convenir de formules consensuelles pour préserver l’emploi, renforcer la protection sociale et améliorer la compétitivité, en somme favoriser le dialogue social.

Ramtane Lamamra, dans sa contre offensive contre cette « littérature peu objective », se prévaut également de la démocratie en Algérie en expliquant qu’elle « n’est ni un slogan de campagne ni un caprice d’intellectuels », faisant remarquer  aussi que la tenue régulière  d’élections est « la parfaite démonstration » du pluralisme en Algérie.

Par ailleurs, le ministre deq Affaires etrangéres a indiqué que l’Algérie poursuivra « avec détermination »la lutte contre le terrorisme, une menace qui, a-t-il dit, continuera de planer sur des Etats du voisinage.

En ce qui la concerne et engagée depuis plus de deux décennies contre ce fléau et ses ramifications, « l’Algérie poursuivra avec détermination cette lutte contre les groupes terroristes, et leurs sponsors politiques et médiatiques, ainsi que contre tous ceux qui par des artifices fallacieux cherchent à légitimer leurs forfaits criminels », soutient-il.

Pour le ministre d’Etat, la menace terroriste, « qu’il ne faut pas occulter, continuera de planer sur des Etats du voisinage », précisant  que  « la conjonction de cette dernière avec les réseaux de la criminalité transnationale, très actifs dans la région,  mobilise une somme d’énergie et de moyens qui auraient pu être dédiés au développement et par conséquent directement profitable à la qualité de vie des citoyens. »

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