Internet : Le gouvernement a-t-il renoncé à couper l’accès à la toile ?

Le gouvernement a-t-il renoncé à couper Internet au deuxième jour du bac 2018 ? Apparemment, c’est le cas. Aujourd’hui, les internautes étaient étonnés de constater que leur connexion n’a pas été coupée entre 8h30 et 9h30, comme ça devait l’être.

La ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, Houda Imen Feraoun, avait annoncé des coupures de l’Internet durant la première heure de chaque épreuve du baccalauréat. C’est ce qui s’est passé hier à trois reprises (8h30 – 9h30, 11h30 – 12h30 et 15h – 16h). Pour les quatre journées d’examen restantes, dont celle d’aujourd’hui, la connexion devait être coupée deux fois par jour (8h30 – 9h30 et 15h – 16h).

Or, dans la matinée d’aujourd’hui, au deuxième jour du bac, la toile est restée accessible aux internautes. Si le gouvernement a renoncé effectivement à couper Internet durant les épreuves du bac, c’est principalement pour deux raisons, estiment différents spécialistes. D’un côté, cela n’a pas empêché quand même la diffusion sur Internet d’un sujet, en l’occurrence celui de l’arabe, dès le rétablissement de la connexion, de l’autre, les lourdes pertes engendrées par cette mesure au secteur économique.

À cet effet, il y a lieu de rappeler la lettre adressée, mardi dernier, par Lotfi Nezzar, le DG de Smart Link Com (SLC), un fournisseur privé d’accès à Internet Wimax, à l’Autorité de régulation des télécoms (ARPT) dans laquelle il rappelle que cette décision (coupure d’Internet) est complètement en contradiction avec la règlementation en vigueur. Par ailleurs, par un simple calcul, le spécialiste des TIC, Younes Grar, a quantifié les pertes des trois opérateurs de la téléphonie mobile lors de ces cinq jours de coupures à un minimum de 500 milliards de centimes,

Est-ce cela qui a poussé le gouvernement à revoir sa stratégie ? Difficile de l’affirmer pour l’instant. La ministre des PTIC devra s’expliquer prochainement.

 

Source : ici

PARTAGER