La colonisation européenne et le système colonial, du 21eme siècle

Introduction

Si la colonisation remonte à la découverte de l’Amérique, au xvie siècle, c’est dans la deuxième moitié du xixe siècle que l’Europe, alors en plein âge industriel, s’est partagée le monde.

La problématique tourne autour de la notion d’européanisation du monde : les puissances coloniales peuvent-elles justifier la colonisation à partir de la supériorité du modèle européen tout en ne faisant pas bénéficier les indigènes de certains droits fondamentaux ?

Nous nous interrogerons d’abord sur l’expansion coloniale européenne, particulièrement en Afrique et en Asie. Puis nous étudierons les modes de gestion et de mise en valeur des territoires conquis. Enfin, nous analyserons les formes de contestation et de blocage du système colonial et le catalyseur que représente la Seconde Guerre mondiale

SI LES AFRICAINS DOIVENT RENTRER EN AFRIQUE IL FAUT QU'ILS …..

[LES AFRICAINS DOIVENT RENTRER CHEZ EUX LA FRANCE NE PEUT PAS ACCUEILLIR LA MISÈRE DU MONDE ] : AH BON ! Ecoutez la réponse de Victor Nzuzi à la FRANCE.Merci de liker la page https://www.facebook.com/SoutienAntiCFA/

Gepostet von Soutien aux Mobilisations contre le Franc CFA am Dienstag, 19. Dezember 2017

La colonisation française débute avec le pillage du Trésor d’Alger

Cher compatriotes Algériens La petite histoire. C’était pour venger le “coup d’éventail” donné par le Dey d’Alger au consul de France, que la France mit pied à Alger, le 5 juillet 1830. La vraie histoire, qui n’est toujours pas enseignée dans cette France de “la vérité historique” (Liberté Fraternité Égalité et en plus le pays des droit de l homme !!!): la conquête de l’Algérie avait été menée dans le but de faire main basse sur les immenses trésors de la Régence d’Alger afin de constituer les fonds secrets de Charles X pour, dans l’immédiat, corrompre et retourner son corps électoral, et, à moyen terme, pour relancer l’économie française à plate couture

Après Sidi Fredj, cap sur La Casbah, “Dar el-mal”, le Trésor public où étaient entassées des pièces d’or et des tonnes de monnaies étrangères dont les boudjous d’Alger. Un butin chiffré à plus de 500 millions de francs de l’époque, l’équivalent de 5 milliards d’euros. Le casse a été bien gardé, car il s’agissait bien d’un pillage réparti entre les dirigeants français, leur classe politique, les banquiers, des industriels et des généraux dont le maréchal de Bourmont, le maître d’œuvre du pillage.

L’auteur français Pierre Péan a traqué pas à pas, dans son ouvrage Main basse sur Alger (enquête sur un pillage, juillet 1930, Chihab éditions, 2005), le gigantesque hold-up que la France officielle se refuse toujours à reconnaître. L’invasion de l’Algérie avait été décidée d’abord pour des raisons purement financières : accaparer le Trésor des Algériens.

Ensuite, l’appétit venant en mangeant, la France procéda au dépeçage de notre pays pour l’occuper de bout en bout, ce qui exigea d’autres pillages. Ceux-là d’ordre patrimoniaux et mêmes les biens immatériels n’ont pas échappé à la rapine. Et pour supplanter les Algériens dans leurs propriétés, lieux de vie et de travail, il fallait s’en débarrasser ! Un génocide que nous évoquerons plus bas.

Les Héraults de la colonisation ont expliqué que leur pays a débarqué chez nous pour venger le consul de France, Pierre Deval, souffleté par le Dey d’Alger, Hussein Pacha, le 30 avril 1927, avec son éventail. La grosse ficelle n’a pas de prises, y compris en France où la bataille fait rage pour le pouvoir. Et c’est alors que germa dans ces milieux la fumeuse théorie de la prise d’Alger pour défendre la Chrétienté des pirates barbaresques !

Un argument destiné au peuple français qui n’était plus en accord avec des équipées à l’étranger mais surtout aux pays européens et aux États unis qui cherchaient à établir des relations avec l’Algérie.

En réalité, ces explications n’étaient qu’écrans de fumée. La France s’était livré à un pillage éhonté pour une nation qui se targuait déjà d’être irréprochable, ne serait-ce que parce que son pays fut celui du siècle des Lumières et celui où renaquit l’humanisme.

Tout a donc été fait pour que ce scandale fût étouffé durant un siècle et demi. Ce n’est que cette décennie que l’affaire est portée sur la scène publique. Après de longues enquêtes, des historiens ont retrouvé les traces très embrouillées de l’or découvert dans les caves de La Casbah où était installée “Dar el-mal”.

Toutes les puissances de l’époque savaient que les caveaux de la Régence d’Alger regorgeaient de trésors immenses, mais personne personne n’avait osé imaginer passer sur les corps des Algérois pour se servir. L’Angleterre, puissance du moment, très opposée à la conquête d’Alger, n’a pas manqué de le faire savoir mais l’Algérie n’était pas dans ses propres desseins et à Londres on espérait que le vieux rival français se ferait tondre par son aventure chez les maîtres de la Course en Méditerranée. Et puis, le temps de la barbarie était, semble-t-il, passé. Mais pas chez les Français, qui se sont révélé pilleurs, comme au Moyen Âge et durant l’antiquité.

Charles X, le roi de France, paralysé par son opposition, avait besoin de fonds pour corrompre son establishment, une tactique aussi vieille que le monde. Ses conseillers proches de milieux d’affaires lui ont alors vendu l’idée du “casse de La Casbah”.

Une idée suggérée par des commerçants juifs qui avaient pignon sur rue à Alger et auprès du beylicat. Ces commerçants étaient comme des poissons dans les eaux algériennes où cohabitaient d’importantes communautés juives avec les autochtones musulmans.

Les juifs Joseph Cohen Bacri et Michel Busnach avaient collecté toutes les informations sur le trésor de la Régence et sa valeur. Parmi les généraux de l’expédition, le maréchal de Bourmont sera mis au parfum. Il est nommément chargé de rapatrier, “dans la discrétion la plus absolue”, l’or de l’Algérie. Une certaine duchesse du Berry est mise dans la confidence, ce qui montrait, sil en était besoin, que dans la France moraliste, politique et alcôves vont souvent de pair. La manne fabuleuse algérienne n’a pas atterri dans les seules caisses de l’État français.

Le roi Louis-Philippe 1er qui a remplacé Charles X va être copieusement servi. Des banquiers et des industriels, comme les Seillière, dont le dernier a occupé la place de patron des patrons au sein du Medef, et les Schneider, cette lignée de richissimes avant la bourgeoisie bling-bling des temps modernes, ont également profité de l’argent des Algériens. Le développement de la sidérurgie française doit ainsi beaucoup à l’or d’Alger avant que le groupe indien Mittal ne la mette en coupe serrée, ces dernières années.

En 1954, lorsque le peuple algérien se décida à bouter hors de ses frontières l’intrus français, le professeur Marcel Emerit, professeur à la faculté de lettres d’Alger, estimait que le Trésor d’Alger avait été la motivation centrale de la prise d’Alger, remettant ainsi en cause l’histoire communément admise sur l’origine de cette expédition, à savoir la vengeance de l’insulte à la France, commise par le Dey d’Alger et la volonté de mettre fin à la piraterie des raïs.

Marcel Emerit avait notamment découvert un rapport de la police française de 1852, qui, à partir des découvertes de la commission d’enquête gouvernementale sur l’or de la Régence, affirmait que “des sommes très importantes avaient été détournées et qu’une grande partie de ces spoliations avaient abouti dans les caisses privées de Louis-Philippe”.

La thèse du hold-up financier fera rebondir un autre célèbre historien français Charles-André Julien qui étaya et développa la thèse dix ans plus tard, mais la France officielle qui réinventa la censure puis la torture, était parvenue à tarir chez ce professeur ami de l’Algérie indépendante, toute chance d’être écouté.

En 1985, l’écrivain algérien Amar Hamdani, reprit à son tour les thèses des deux professeurs français. Voici le compte des richesses et les trésors ainsi volés. L’or dans les palais de La Casbah où étaient entassées des richesses évaluées en francs de 1830 à au moins 500 millions, soit quelque 2O milliards de francs 2001, selon une estimation minimale de Pierre-François Pinaud, historien spécialisé dans l’histoire des finances du XIXe siècle.

Soit environ cinq milliards d’euros nets sans intérêts et pas rapportés à la valeur réelle de l’époque du vol.
En gros, 62 tonnes d’or et 240 tonnes d’argent furent transportés vers la France. Il n’a pas été tenu compte des lingots, des bijoux, des pierres précieuses et des diamants que se sont partagés les oligarques militaires et dont une partie a été remise directement entre les mains du roi Louis Philippe.

À ce faramineux pactole, il faut ajouter le million de pièces d’or prêté par le Dey d’Alger aux autorités françaises au temps des Conventionnels pour casser le blocus de l’Angleterre contre la Révolution française. Et, on peut écrire, en toute modestie, que l’Algérie a participé à la victoire de cette Révolution dont la France s’enorgueillit jusqu’à nos jours. Le prêt du Dey a permis aux sans-culottes de faire tomber la royauté et d’inaugurer le processus de République démocratique avec sa séparation des pouvoirs, la séparation du politique du religieux et l’avènement des droits de l’homme.

Pour le hold-up, il revint au Maréchal de Bourmont d’organiser l’opération de diversion dans La Casbah. Tandis que la résistance algérienne naissante autour de cavaliers venus notamment de Kabylie, tentait de reprendre ses marques après la chute du dernier rempart, Fort l’Empereur, au bas d’El-Biar, dernière ligne droite avant cette citadelle de La Casbah jusqu’ici imprenable, le Maréchal, qui a bénéficié de complicités achetées auparavant par nos deux commerçants juifs, met le feu à La Casbah.

Des juifs, ils étaient nombreux comme commerçants notamment au pied de La Casbah, sur l’esplanade qui menait au port, à peu près l’actuelle rue de la Lyre et ses ruelles adjacentes, et quelques nervis arabes ont commencé à piller des échoppes, des fondouks et mêmes des maisons. Il fallait créer un climat d’insécurité extrême d’autant que le Dey venait de signer sa reddition. La France inventa pour son hold-up la guerre psychologique. Un colonel français, spécialiste de manipulations et autres barbouzeries, le colonel de Clermont-Tonnerre, excellent arabisant, a préparé une lettre à l’attention des Algériens : “Nous, les Français, vos amis, partons pour Alger. Nous allons en chasser les Turcs, vos tyrans…Nous ne conquérons pas la ville pour en devenir les maîtres.

Nous le jurons par notre sang… Soyez unis à nous, soyez dignes de notre protection et vous régnerez comme autrefois dans votre pays, maîtres indépendants de votre patrie… Les Français agiront avec vous comme ils agissaient, il y a trente ans, avec vos frères bien-aimés les Égyptiens. Nous nous engageons à respecter vos trésors, vos propriétés et votre sainte religion… Venez à nous, vous nous ferez plaisir et votre amitié sera avantageuse…

Nous vivrons en paix pour votre bonheur et pour le nôtre”. Ce tract tiré à Paris à 400 exemplaires a été distribué à l’establishment algérois par les hommes du Maréchal de Bourmont, pour semer la division et faire démarrer la guerre psychologique contre le Dey, afin de l’isoler à l’intérieur de la Régence comme à l’extérieur.

De Bourmont et ses commandos s’introduisent dans La Casbah. Ils se dirigent droit sur “Dar el-mal” accompagnés par le khaznadji, le ministre des fiances du Dey, en personne, certainement instruit par celui-ci, en contrepartie de son extradition à Malte avec sa famille et avec de quoi vivre dignement.

Les caisses du Trésor sont chargées au port d’Alger en direction de la France.

Chers compatriotes Algériens, le Développement Economiques Sociale Solidaire et durable dans tous les domaines de notre pays ne peux se faire que par les enfants D’Algérie et le peuple Algériens

Le peuple algérien est un peuple libre, décidé à le demeurer.
Son histoire, plusieurs fois millénaire, est une longue chaîne de luttes qui ont fait de l’Algérie de toujours une terre de liberté et de dignité.

Placée au cœur des grands moments qu’a connus la Méditerranée au cours de son histoire, l’Algérie a su trouver dans ses fils, depuis le royaume numide et l’épopée de l’Islam jusqu’aux guerres coloniales, les hérauts de la liberté, de l’unité et du progrès en même temps que les bâtisseurs d’États démocratiques et prospères dans les périodes de grandeur et de paix.

Chapitre I : De l’Algérie

Article 1er. — L’Algérie est une République Démocratique et Populaire. Elle est une et indivisible.

Art. 6.3 — L’emblème national et l’hymne national sont des conquêtes de la Révolution du 1er novembre 1954. Ils sont immuables.

Ces deux symboles de la Révolution, devenus ceux de la République, se caractérisent comme suit: 1. L’emblème national est vert et blanc frappé en son milieu d’une étoile et d’un croissant rouges. 2. L’hymne national est «Qassaman» dans l’intégralité de ses couplets. Le sceau de l’Etat est fixé par la loi.

Art. 11. — Le peuple choisit librement ses représentants.
La représentation du peuple n’a d’autres limites que celles fixées par la Constitution et la loi électorale libre et démocratique sans la corruption ni trucage

Art. 12. — L’Etat puise sa légitimité et sa raison d’être dans la volonté du peuple.

Sa devise est «Par le Peuple et pour le Peuple».

Dr Ismail Guellil

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