La liste complète des produits suspendus à l’importation publiée

Par Hani Abdi – La liste complète des produits suspendus à l’importation a été publiée au Journal officiel. En tout, 851 produits relevant de 48 familles ne seront plus importés jusqu’à nouvel ordre. Parmi ces produits, il y a les vers de terre, les viandes bovines et ovines fraîches ou congelées, les viandes hachées de toute nature, les viandes blanches sous toutes les formes, les viandes de lapin, les viandes cameline, les viandes caprines, les farines et poudres, comestibles, de viandes ou d’abats d’otaries et phoques, lions de mer et morses, les farines et poudres, comestibles, de viandes ou d’abats de reptiles, lait et crème de lait, tous les dérivés du lait, les yaourt, le miel, la pomme de terre, la tomate, les poireaux, la ciboulette, les choux-fleurs, les laitues, la chicorée, les carottes, les navets, les betteraves à salades, les céleris-raves, les radis, les salsifis et autres racines comestibles similaires, à l’état frais, les concombres, les cornichons, les asperges, les aubergines, les piments, les épinards, les artichauts, les olives, les citrouilles, les cardes et cardons, les chocolats, les bonbons, les chewing-gums, papier hygiénique, les tapis, les meubles, les traversins, les lustres, les produits céramiques, les produits en plastique…

La suspension temporaire de ces produits va permettre à l’Algérie de faire des économies de 1,5 milliard de dollars. D’ailleurs, une commission consultative intersectorielle chargée du suivi du dispositif de sauvegarde de l’outil national de production sera installée le 21 janvier en cours auprès du ministère du Commerce. Cette commission, qui entre dans le cadre du dispositif de l’encadrement des importations et de la protection de la production nationale, s’ajoute aux mesures d’élargissement de la liste des marchandises soumises à la Taxe intérieure de consommation (TIC de 30%) pour 10 familles de produits finis, et de relèvement des droits de douanes (60%) pour 32 familles de produits finis.

Un arrêté interministériel a été élaboré conjointement, en janvier courant, par les ministères des Finances, du Commerce, de l’Industrie et des Mines et de l’Agriculture pour assurer un dispositif de gestion de ces mesures de sauvegarde de la production national. Les opérateurs économiques peuvent saisir cette commission pour réclamer des mesures de sauvegarde de leur production.

La facture des importations s’est élevée en 2017 à 45 milliards de dollars, représentant ainsi un déficit de plus de 10 milliards de dollars. Le gouvernement vise à ramener les importations en 2018 à moins de 35 milliards de dollars.

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