La ville d’Alep est totalement libérée

syrie-alepVers 20H30 heure locale (18H30 GMT) ce jeudi les quatre derniers bus transportant les derniers miliciens d’Alep de l’Est, 150, quittaient le passage de Ramousseh, au sud-est de la ville qui et se dirigeaient vers la province d’Idleb, dernier fief des rebelles.

« Le commandement général des forces armées annonce le retour de la sécurité à Alep après sa libération du terrorisme et des terroristes et la sortie de ceux (…) qui y restaient », a directement annoncé un communiqué de l’armée lu par un général à la télévision d’Etat, dans une première réaction officielle syrienne à la libération totale d’Alep et à la réunification de ses quartiers.

« La victoire d’Alep constitue un tournant stratégique dans la guerre contre le terrorisme », poursuit-il. Elle « souligne la capacité de l’armée syrienne et ses alliés à remporter la bataille contre les groupes terroristes et pose les bases d’une nouvelle phase pour chasser le terrorisme de tout le territoire de la République arabe syrienne ».

Avec la reconquête totale de la cité, le pouvoir syrien contrôle désormais les cinq principales villes de Syrie avec celles de Homs, Hama, Damas et Lattaquié.

Selon l’AFP, « le régime partage cette victoire avec ses alliés de poids, la Russie, intervenue militairement en Syrie depuis septembre 2015, et de l’Iran. En revanche, la reprise d’Alep constitue une défaite pour les alliés de l’opposition comme les monarchies du Golfe, la Turquie et les pays occidentaux, qui voyaient dans les rebelles une alternative au régime en place depuis un demi-siècle ».

La même agence rapporte qu’un responsable rebelle qualifie la reprise d’Alep par le régime de « grande perte ». « Sur le plan politique et territorial, c’est une grande perte », a estimé Yasser al-Youssef, un responsable du bureau politique du groupe rebelle Nourredine al-Zinki. « Pour la révolution, c’est une période de recul et un tournant difficile », a-t-il déclaré. « La révolution connaît actuellement un revers militaire », a-t-il reconnu.

« Une victoire pour la Syrie et ses alliés »

Dans la journée, le président syrien Bachar al-Assad avait assuré que la victoire d’Alep « est une défaite pour tous les pays hostiles au peuple syrien et qui ont utilisé le terrorisme pour satisfaire leurs intérêts ». « La libération d’Alep n’est pas uniquement une victoire pour la Syrie mais également pour tous les pays qui contribuent efficacement à la lutte antiterroriste, surtout l’Iran et la Russie »

Pour le géographe Fabrice Balanche, le président Bachar al-Assad avait besoin de cette victoire car « sans Alep, il était un demi-président ». Il lui était « difficile de présider aux destinées de la Syrie sans tenir la seconde ville du pays. Avec sa victoire, il peut se présenter comme le président de toute la Syrie », ajoute ce chercheur au Washington Institute, rapporte l’AFP.

 

 

 

 

 

 

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