Le Sergent Jean Vilalta Mort pour la France en 1956 en Algérie -

C’est une première en France et ça se passe dans les Pyrénées-Orientales. Le corps d’un soldat argelésien mort pour la France en Algérie en 1956 a été rapatrié par sa famille, soit 61 ans après son décès.

La sœur du Sergent Jean Vilalta est tellement émue qu’elle n’arrive pas à témoigner au micro de France Bleu Roussillon. C’est sa petite fille qui raconte l’histoire incroyable de son grand-oncle. Après sa mort pendant la guerre d’Algérie, le jeune Sergent a été enterré au cimetière militaire d’Oran. Sa famille espérait un jour rapatrier son corps, c’est chose faite depuis quelques jours.

Une première en France

Selon Christophe Corréa, délégué militaire départemental, c’est la première fois que le corps d’un soldat français mort en Algérie est rapatrié en France. Entre 300 et 400 soldats français seraient inhumés en Algérie selon le représentant de l’armée.

C’est la sœur du Sergent Jean Vilalta qui avait promis à sa mère, aujourd’hui décédée, de rapatrier le corps de son fils. Sa petite-fille, Marielle Auriach raconte la suite « en 2015 elle a retrouvé une lettre dans un coffre qui disait exactement où est-ce qu’il était enterré […] nous avons alors contacté l’Ambassade de France à Oran. Nous leur avons demandé si la tombe était toujours là-bas […] le consulat français et les autorités algériennes nous ont donné toutes les autorisations nécessaires ».

Ma grand-mère s’est effondrée sur le cercueil, elle a regardé le ciel et a dit « Maman je t’ai ramené ton fils » — Marielle Auriach

Le rapatriement du corps, le 21 juin dernier, a été entièrement pris en charge par la famille de la victime « entre 6 et 7.000 euros » selon Christophe Corréa, délégué militaire départemental. Certes le coût est très élevé mais ce premier rapatriement autorisé par les autorités algériennes pourrait entraîner de nombreuses demandes de familles.

Mort pour la France en 1956

Le Sergent Jean Vilalta n’aura passé que quelques mois en Algérie. Arrivé en mars 1956 sur le front, il meurt le 12 juillet 1956 d’une décharge de chevrotine. Jean Vilalta n’avait que 22 ans.

À la demande de sa famille, le Sergent Vilalta, Mort pour la France, recevra les honneurs militaires. Honneurs rendus par un détachement du 3ème Régiment Parachutiste d’Infanterie de Marine de Carcassonne, le cercueil sera recouvert du drapeau tricolore.

Ses obsèques officielles auront lieu ce samedi 5 août à 9h45 à la cathédrale d’Elne. La cérémonie est ouverte à tous .

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