Le directeur de l’Education de Tlemcen s’explique au sujet de l’enseignante agressée dans sa classe

La télévision privée « Ennahar TV » a diffusé, hier lundi 15 mai, dans son journal du soir, une séquence sur une enseignante exerçant au CEM « Mohammed Ferouani » de Tlemcen qui « a été agressée dans sa classe par une parente d’un de ses élèves avec lequel elle avait un contentieux de nature scolaire ». L’enseignante, un gros pansement sur la tempe, a raconté l’affront qu’elle a subi en plein milieu de son cours.
« Il y a eu d’abord des coups de poing portés sur la porte de la classe où j’enseignais et qui ont suscité une certaine inquiétude chez mes élèves, a-t-elle confié à « Ennahar TV ». Puis une femme a voulu entrer dans la classe sans crier gare. Je lui ai demandé ce qu’elle faisait là et j’ai refermé ensuite la porte de la salle de cours derrière elle. Alors, un de mes élèves qui fait partie d’une autre classe, le petit frère de cette personne, a violemment cogné sur la porte derrière laquelle je me trouvais et le choc m’a fait chuter sur une estrade en ciment. J’ai été blessée à l’arcade sourcilière et transportée à l’hôpital où le médecin a diagnostiqué un entassement au niveau de mes vertèbres cervicales ».

Cet incident (grave ou bénin selon le camps où l’on se place) a eu lieu, il y’a déjà 2 semaines, et a fait l’objet d’une plainte déposée par l’enseignante auprès d’un tribunal. Celle-ci a, depuis, repris son travail dans le même collège.

Nous avons voulu connaître l’opinion de M. Abdelkrim Amirat, le directeur de l’Education de la wilaya de Tlemcen, à propos de cette triste affaire qui a eu un assez large écho, de par sa médiatisation par « Ennahar TV » hier et par sa reprise dans certains journaux en ligne aujourd’hui, un incident qui va peut-être relancer le débat sur le phénomène de la violence en milieu scolaire (et malheureusement dans d’autres secteurs) dans notre pays.

M. Amirat tient à souligner d’abord que « cet élève a été traduit en conseil de discipline. Deux sanctions ont été demandé à son encontre: une suspension de ses cours pour une durée limitée et un changement d’établissement. Le conseil de discipline n’a pas encore tranché. Mais il est retourné en classe car nous ne pouvions pas le priver de passer ses examens. Quant à sa parente, elle a fauté en faisant une intrusion brusque dans une salle de cours. Elle devait à l’origine rejoindre le bureau du surveillant général au niveau du CEM, afin de l’informer d’un contentieux de nature scolaire qu’avait son petit frère avec une enseignante ».

« Malheureusement, le surveillant général était absent à ce moment-là et la dame en question, ayant aperçu l’enseignante en train de faire son cours dans une classe à proximité, a voulu lui demander des explications et s’est permis une intrusion inopinée et inacceptable en plein milieu d’un cours ».

Ce malheureux fait divers à l’intérieur d’une classe de collège, qui aurait pu facilement être évité juste avec un peu de calme, un minimum de courtoisie réciproque et un sens élémentaire de la responsabilité, est néanmoins révélateur du climat de tension et d’indiscipline qui entoure depuis des années un pan du monde scolaire en Algérie.

« La parente d’élève et l’enseignante, fait remarquer M. Amirat, auraient dû, en faisant abstraction de la réaction coléreuse, peut-être compréhensible mais regrettable d’un enfant et aussi de toutes les humeurs détestables qui peuvent se manifester dans ce genre de situation, convenir simplement d’un rendez-vous serein après la fin du cours, avec un seul but à rechercher: l’intérêt de l’élève! ». Est-ce qu’on peut rêver parfois ?

https://www.facebook.com/ennahartv13/videos/475407302807134/

 

 

 

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