Le pétrole remonte dans un marché hésitant

Les prix du pétrole rebondissaient légèrement mercredi en cours d’échanges européens dans un marché reprenant son souffle après les baisses de vendredi et lundi.
Vers 10H00 GMT (12H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 75,84 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 45 cents par rapport à la clôture de mardi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) pour la même échéance prenait 29 cents à 67,02 dollars.
Le pétrole, qui évoluait autour de ses plus hauts niveaux depuis fin 2014 à la fin de la semaine précédente avec le risque d’une perturbation de l’offre iranienne, ont chuté depuis vendredi.

« Le marché a visiblement pris quelques jours pour digérer l’effet possible d’un retour en force sur le marché des poids lourds de l’accord Opep-non Opep », ont commenté les analystes de JBC Energy.

L’Arabie saoudite et la Russie, piliers de l’accord conclu fin 2016 entre 24 pays producteurs, ont envisagé vendredi d’assouplir les limites de production avant la fin prévue de cet accord fin 2018.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses partenaires se réuniront fin juin à Vienne. Avant cela, l’Arabie saoudite, le Koweït et les Emirats arabes unis devraient se réunir pour discuter de l’avenir de l’accord en fin de semaine, selon l’agence Bloomberg.
Par ailleurs, les données hebdomadaires officielles sur les réserves américaines, habituellement publiées le mercredi, ne paraîtront que jeudi en raison d’un jour férié lundi aux Etats-Unis.

Ces données sont particulièrement attendues alors que l’écart entre le Brent européen et le WTI américain s’est creusé en mai, et évolue désormais légèrement en dessous de 9 dollars.

« Il y a une abondance de nouvelles sources de pétrole américain, ce qui garde le WTI sous pression », a commenté Stephen Brennock, analyste chez PVM. Selon ce dernier, cela devrait profiter aux exportations américaines vers l’Asie.

« Les producteurs américains ont gagné de précieuses parts de marché, pour le malheur de l’Opep qui va avoir du mal à regagner sa place », a-t-il prévenu.

Les investisseurs prendront connaissance mardi après la clôture européenne des chiffres de la fédération professionnelle de l’American petroleum institute (API), première indication sur les réserves américaines jugée moins fiable que les données gouvernementales.

 

 

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