Le stade de Tizi Ouzou plus cher que ceux de Turin et de Munich

Cette infrastructure sportive, dont les travaux ont débuté en 2010, a connu plusieurs arrêts et de nombreuses réévaluations qui ont constitué un véritable gouffre financier.

“Après avoir visité en cours de matinée les deux projets de stade de Douéra et de Baraki, j’avoue que j’ai eu droit à une bonne bouffée d’oxygène en inspectant le chantier du futur stade de 50 000 places de Tizi Ouzou qui est un véritable joyau architectural. Nous avons effectué un véritable voyage dans le temps, et pourtant la ville de Tizi Ouzou n’est qu’à une centaine de kilomètres de la capitale. Là, je constate qu’il y a une réelle métamorphose au niveau du chantier par rapport à ma dernière visite, et l’on sent que ce projet est pris en charge convenablement par des hommes et des femmes qui sont derrière ce travail colossal qui permettra à ce nouveau stade d’être livré le plus vite possible”, a déclaré le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mohamed Hattab, dès son arrivée, hier en début d’après-midi, au chantier du nouveau stade de Boukhalfa, dans la proche banlieue de Tizi Ouzou. Il est vrai que sur place, il a constaté de visu l’énorme avancée des travaux de cette gigantesque infrastructure sportive dont les travaux tirent enfin à leur fin, après avoir pourtant enregistré des années de retard sur les échéances de livraison initialement prévues. “Pour moi, ce projet structurant est beaucoup plus qu’un stade de football, mais un véritable complexe de sports et de loisirs marqué par un choix de conception architecturale tout simplement emblématique et des matériaux et des couleurs remarquables, qui a coûté la bagatelle de plus de cinq mille milliards de centimes, mais qui fera désormais la fierté du sport algérien, puisqu’il relève d’un standing international et n’a rien à envier, en tout cas, aux grands stades étrangers”, dira encore le ministre de la Jeunesse et des Sports devant un parterre de journalistes dont la plupart auront sursauté sur les chiffres avancés d’un tel projet qui, selon les calculs aussitôt établis par certains confrères, avoisine largement les 350 millions d’euros, soit plus du double du nouveau stade de la Juventus de Turin, le Juventus Stadium, qui a coûté 155 millions d’euros pour une capacité de 40 000 places et un peu plus que le majestueux Allianz Arena du Bayern de Munich qui a coûté 346 millions d’euros, mais avec une capacité de 75 000 places assises. Il est vrai que le projet du stade de Tizi Ouzou, dont les travaux ont débuté en 2010, a connu plusieurs arrêts et a enregistré surtout de nombreuses réévaluations qui ont constitué un véritable gouffre financier au fil des années. Toujours est-il que le ministre a longuement visité le chantier du nouveau stade qui est réellement majestueux et s’est entretenu avec le directeur du bureau d’études et de suivi architectural Dune d’Alger, les représentants
des entreprises algérienne ETRHB Haddad et turque Mapa, chargées de la réalisation du projet,
et le directeur de la jeunesse et
des sports de la wilaya de
Tizi Ouzou, Dahmane Iltache, qui, depuis de longues années, a fait de ce projet grandiose son cheval de bataille qui devrait ouvrir ses portes, en principe, à la fin du premier semestre 2019.
Et à propos des quatre nouveaux stades en cours de réalisation à Oran, Douéra, Baraki et Tizi Ouzou, M. Hattab soulignera qu’“il faut reconnaître que, depuis les années 70, le secteur de la jeunesse et des sports n’a pas bénéficié d’aussi grands projets structurants, et dites-vous bien que de tels acquis considérables, qui ont nécessité de gros sacrifices financiers consentis par l’État, nous permettront de nous projeter vers des sauts qualitatifs en matière de sport de haut niveau, et je présume qu’après la réception de ces grandes infrastructures sportives, il nous restera à bien gérer et à préserver toutes ces perles qui vont servir idéalement tout le mouvement sportif national”.

 

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