Les moments marquants la première année de Trump à la maison blanche

Il fait un an depuis son arrivée à la maison blanche, le président américain Donald Trump a marqué cette année par ses décisions controversées et ses déclarations incendiaires. Voici les moments marquants sa première année.

DÉCRET MIGRATOIRE, VERSION 1.0

Sans coup férir, le 27 janvier le président signe un décret imposant une interdiction d’entrée sur le territoire à des ressortissants de sept pays à majorité musulmane, pour 90 jours. La totalité des réfugiés sont interdits d’entrée pour 120 jours. Donald Trump affirme alors qu’il s’agit d’éviter l’accueil de terroristes.

Le décret est rapidement bloqué par des tribunaux. Mais suivent une deuxième version en mars – l’Irak est retiré de la liste – puis une troisième en septembre. Cette dernière vise également les Nord-Coréens et des membres du gouvernement vénézuélien.

Début décembre, la Cour Suprême a permis la mise en œuvre totale de cette dernière version en attendant que la justice d’appel se prononce.

LIMOGEAGE

C’est l’un des épisodes les plus retentissants et les plus critiqués : le limogeage surprise le 9 mai du directeur de la police fédérale (FBI) James Comey, qui supervise alors l’enquête sur une éventuelle collusion entre des responsables russes et l’équipe de campagne du milliardaire, pour permettre à ce dernier de battre la candidate démocrate Hillary Clinton. Le président reconnaît publiquement avoir eu l’enquête sur la Russie à l’esprit lorsqu’il a renvoyé M. Comey.

Ce limogeage a entraîné la nomination par le ministère de la Justice d’un procureur spécial, plus puissant et plus indépendant, pour enquêter sur l’affaire russe, qualifiée continuellement par le président de “Fake news” (Fausses informations).

Les premières inculpations interviennent le 30 octobre : l’ancien directeur de campagne du milliardaire, Paul Manafort, et un ancien associé sont visés par douze chefs d’accusation. Un ancien conseiller a également plaidé coupable d’avoir menti au FBI sur ses contacts avec des responsables russes. Vient ensuite le tour de Michael Flynn, ancien conseiller à la sécurité nationale et soutien de la première heure de Donald Trump dans la course à la Maison Blanche. Il collabore  avec l’enquête.

AU REVOIR

Le 1er juin, le président climato-sceptique annonce le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le changement climatique. Il entend ainsi respecter son slogan “l’Amérique d’abord”, car il estime que l’accord est mauvais pour les travailleurs et l’économie de son pays, et offre aux autres nations un avantage déloyal.

Début janvier, M. Trump a affirmé que les Etats-Unis pourraient “en théorie” revenir dans l’accord, laissant une porte entrouverte, comme il l’avait déjà fait par le passé, à un retour en cas de renégociations sur lesquelles il est cependant toujours resté évasif.

ATTENTION “HOMME-FUSÉE”

Dans son premier discours devant l’Assemblée générale des Nations unies en septembre, le président américain saisit le monde d’effroi en menaçant de détruire la Corée du Nord si Pyongyang menace Washington ou ses alliés.

Coutumier d’affubler ses adversaires de surnoms peu flatteurs, il qualifie à la tribune onusienne le président nord-coréen Kim Jong-Un d’”Homme-fusée” – il l’avait déjà fait sur Twitter – et estime qu’il est engagé dans une “mission suicide” avec son programme de missiles balistique et nucléaire.

Les tensions ont encore augmenté fin 2017 quand Kim Jong-Un a affirmé disposer de l’arsenal nécessaire pour une frappe nucléaire sur n’importe quelle ville des Etats-Unis continentaux. Donald Trump tweete alors au sujet de son bouton nucléaire “plus gros et plus puissant” que celui du dictateur nord-coréen et se voit accuser de jeter une nouvelle fois de l’huile sur le feu.

Finalement, la tension retombe nettement en début d’année, les deux Corées s’étant parlé directement. Un succès que la Maison Blanche attribue à la rhétorique musclée du président américain.

POUR 1.500 MILLIARDS DE MOINS

Le 22 décembre, Donald Trump appose sa signature sur ce qui reste à ce jour son plus grand succès législatif : une baisse massive d’impôts de 1.500 milliards de dollars.

Après les humiliations à répétition sur l’abrogation d’Obamacare, c’est une victoire pour le président qui permet à ses alliés républicains d’espérer récolter les fruits de ce que les démocrates dénoncent comme un cadeau aux riches, lors des élections législatives en novembre.

JÉRUSALEM

En entrant à la Maison Blanche, M. Trump avait promis de conclure le deal ultime : la paix au Proche-Orient.

Le 6 décembre, il prend la décision de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël contre l’avis de la majorité des alliés de la région et d’ailleurs et face à l’opposition farouche des Palestiniens. Des manifestations violentes s’ensuivent et le président palestinien Mahmoud Abbas affirme que les Etats-Unis ont sabordé leur rôle “d’intermédiaire honnête” dans le processus de paix.

(Lire aussi : Un an de Trump au Moyen-Orient : un éléphant dans un magasin de porcelaine)

“GÉNIE TRÈS STABLE”

Visiblement vexé par le ton et les révélations d’un livre polémique sorti début janvier, le milliardaire fulmine dans une série de tweets extraordinaires, même à son aune.

“Tout au long de ma vie, mes deux atouts ont été ma stabilité mentale et le fait d’être, genre, très intelligent”, écrit-il le 6 janvier, touché au vif par la remise en cause de ses aptitudes mentales dans le livre de Michael Wolff paru la veillE

“Je suis passé d’homme d’affaires très prospère à grande star de la télé et à président des Etats-Unis (à mon premier essai). Je pense qu’on peut me qualifier non seulement de malin, mais de génie… et un génie très stable en plus !”, poursuit-il

Loin de calmer le débat sur ses capacités à occuper son poste, le ton inattendu de ces tweets n’a fait que l’amplifier.

 

 

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