L’horrible histoire de l’assassinat du journaliste Khasshoggi par l’Arabie Saoudite !

Depuis mardi soir, des sources turques livrent davantage de détails sur l’assassinat présumé de Jamal Khasshoggi dans le consulat saoudien d’Istanbul, le 2 octobre dernier.

Mais c’est le commando tout entier, qui a fait l’aller-retour entre l’Arabie saoudite et la Turquie, qui apparaît désormais avec davantage de clarté, note le New York Times, qui affirme qu’une scie à os était du voyage. L’équipe était composée de quinze personnes. En plus du ponte de la médecine légale, figuraient quatre personnes attachées à la sécurité personnelle du prince-héritier du royaume, Mohammed ben Salmane. Le journal new-yorkais s’attarde particulièrement sur Maher Abdulaziz Mutreb, qu’il compte au nombre des membres du commando et a identifié sur de nombreuses photos en compagnie du prince.

Plus largement, sur ces quinze individus, neuf au moins travaillent pour les services de sécurité saoudiens, l’armée ou diverses institutions officielles. Le commando est relié à la famille royale par un fil supplémentaire: il a fait le trajet à bord d’un appareil de la compagnie Sky Prime Aviation Services Ltd. Or, le gouvernement saoudien a pris les commandes de la société l’an passé.

Une version déjà écornée

Riyad a toujours démenti ces soupçons d’assassinat jusqu’à ce jour, prétendant que Jamal Khasshoggi était sorti librement du consulat le 2 octobre après l’entrevue. Mais les médias américains, dont CNN, déclarent que les autorités saoudiennes ont hésité lundi soir à changer officiellement de version, et à mettre la mort du journaliste sur le compte d’un interrogatoire ayant mal tourné, opéré par des agents outrepassant leurs ordres. Donald Trump a quant à lui mis en garde son auditoire contre la précipitation à incriminer son principal allié contre l’Iran et a évoqué la possibilité d’un assassinat conduit par des « tueurs hors de contrôle ». Ce mercredi, en revanche, devant des journalistes à la Maison Blanche, il a assuré qu’il ne cherchait pas à couvrir l’Arabie saoudite: « Non pas du tout, je veux juste savoir ce qui se passe ». Il a ajouté que la vérité serait « probablement connue d’ici la fin de la semaine ».

C’est cette présentation des choses que le profil des membres du commando, et la présence d’un médecin légiste éminent dans ses rangs dès le départ, semblent définitivement écorner.

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