Ligue des champions, Barça-PSG (6-1) : une élimination inqualifiable

 

Paris a écrit l’histoire de la Ligue des Champions. à ses dépens. Humilié au Camp Nou, fessé par le Barça (6-1), le PSG pourrait ne pas se remettre de cette élimination honteuse.

Le pire cauchemar de l’histoire du PSG. Une honte, un sommet de ridicule, à l’onde fracassante sur l’ensemble du football français. Le PSG s’est sorti tout seul de la Ligue des champions à l’issue d’un match incroyable, au scénario inimaginable, une folie comme il en existe peu dans l’histoire du foot. Après le choc, on va chercher les coupables, demander les têtes. Il faudra sûrement qu’elles tombent toutes seules. Unai Emery ne pourra pas rester bien longtemps l’entraîneur du club et si jamais Nasser Al-Khelaïfi ne veut pas le démettre, le Qatar s’en chargera. Il y a comme un tâche morale désormais sur le CV de l’entraîneur basque.

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Il n’est évidemment pas le seul en cause. Tout va très vite être balayé. Le 8 mars, les Parisiens étaient des génies, des héros et c’était vrai. Ils sont évidemment devenus des zéros en refusant de jouer, en affichant des limites mentales inouïes. On va nous sortir que le Barça est un club mythique et c’est vrai. Mais ce matin, on ne voit que le désastre de Paris, son néant et une carte d’europe d’où il est rayé. C’est donc moins bien que les années précédentes et ce n’est pas comme s’il allait être champion de France facilement ou remporter des titres. La faillite, l’une des plus incroyables de l’histoire de clubs dans le monde, est totale, complète, large, touche tous les salariés. Une seule question: Paris s’en relèvera-t-il?

Les Parisiens vont raser les murs pendant longtemps

2-0 contre eux, trois joueurs avertis (Matuidi, Draxler, Cavani): tel est alors le bilan catastrophique des Parisiens à la pause. Heureusement que le Barça et Messi sont dans un jour sans, sinon qu’est-ce que ce serait? Il faut imaginer que le PSG ne s’est pas présenté sur la pelouse du Camp Nou pendant 45 minutes, encaissant deux buts gags dans un match sans intensité et à un tir cadré (Lucas; 31e) pour Paris, face à un Barcelone d’un calme abyssal, ni bon ni mauvais, juste là pour appuyer sur la multiplication d’erreurs du club de la capitale.

Si encore on avait vu des Catalans irrésistibles, un Messi en feu, un PSG roué de coups, on aurait admis leur supériorité. Mais à la mi-temps, la formation d’Unai Emery suscite la sidération. Même Nancy aurait mieux défendu. Incompréhensible, écoeurant, on se pince, en attente de la suite, en pensant que son visage va se transformer, qu’une révolte sourde va surgir, qu’on ne va pas en rester là, entre perte de balles systématique, niveau technique approximatif, incapacité à changer de rythme.

Un penalty pour Barcelone et un poteau plus loin, c’est-à-dire sept minutes plus tard, on a cette fois compris que c’était un cauchemar, une humiliation mêlée de ridicule, donnant la nausée. A l’heure de jeu, après l’arrivée de Di Maria et l’entrée en scène tardive de Verratti, Paris a fini de se salir, Cavani a marqué et le PSG s’est qualifié? Non! Un improbable final avec trois buts crépusculaires, dont l’un à l’ultime seconde, a fait basculer le Camp Nou dans la déraison, l’ivresse. Les Catalans ont écrit l’histoire. Au détriment du PSG, en lambeaux, en miettes. Les Parisiens vont raser les murs pendant longtemps.

  leparisien.fr

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