Malgré la ratification de la convention internationale de la femme : Elle est toujours considérée comme un sous-être en Algérie

ALGERIE (Tamurt) – L’association pour l’épanouissement de la femme (AFEPEC) continue sa campagne de sensibilisation à la levée des réserves émises par l’Algérie quant à la protection de la femme et à son statut.

L’Algérie a ratifié la CEDAW par décret présidentiel du 22 janvier 1996 …mais avec des réserves  qui trouvent leur source dans le code de la famille et qui rendent caduque la ratification. Les associations des droits des femmes, dont l’AFEPEC, s’étaient à l’époque mobilisées pour cette ratification (une lettre au Président de la république…).

Les réserves émises par l’Algérie au moment de la ratification concernent cinq articles dont le plus important est l’article deux lequel porte sur la discrimination envers les femmes et l’engagement des Etats parties à condamner toutes les formes de discrimination envers les femmes mais aussi à poursuivre par tous les moyens appropriés des politiques visant à leur élimination. Il énumère par ailleurs une série de mesures concrètes visant à atteindre cet objectif. L’autre réserve est celle qui engage les Etats à assurer l’égalité des sexes dans divers domaines : la conclusion du mariage, l’âge au mariage, les rapports au sein de la famille, la dissolution du mariage, la gestion du patrimoine. Cette réserve trouve son sens dans le code la famille.

La seule réserve que l’Etat algérien a levée est celle qui concerne l’égalité des droits des hommes et des femmes concernant la transmission de la nationalité des femmes à leurs enfants. Aujourd’hui cette réserve est caduque avec la modification du code de la nationalité en 2005, puisqu’il permet à la femme de transmettre sa nationalité à ses enfants nés d’un père étranger.

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