Médias, mensonges, information et propagande

« Les grands médias ont toujours été les premiers à relayer les mensonges d’État »

La liberté de la presse (de faire ce que bon lui semble) contre notre droit d’être informés,

« Seule la vérité est révolutionnaire »

Les médias d’aujourd’hui, la ‘qualité’ de leur travail et leur remise en cause nécessaire, car il ne peut y avoir de démocratie sans information de qualité. Oui, les médias nous mentent, et pas toujours de façon désintéressée… « Il est plus facile de tromper les gens que de les convaincre qu’ils ont été trompés »

Un jour, j’ai reçu un coup de fil d’une journaliste, « grand reporter » est-il précisé sur le site de la radio, qui voulait m’interviewer sur un sujet précis concernant le Développement .

Je me suis rapidement aperçu qu’elle ne connaissait pas le sujet et qu’elle cherchait à obtenir des réponses
« attendues ».
Lorsque je lui ai demandé depuis quand elle était sur le sujet et proposé quelques sources à consulter et de me rappeler plus tard, elle m’a répondu qu’elle avait commencé à étudier son sujet à 9h00 et qu’elle devait le rendre à 16h00. En clair : elle n’avait pas le temps.

Cette simple, évidente et incontournable contrainte du temps, contrainte physique, mécanique, induit le truisme suivant : « La vérité exige du temps alors que le mensonge s’accommode parfaitement avec la vitesse. » Il s’ensuit que plus l’information va vite et plus elle est fausse. » Le contraire n’étant pas forcément vrai.

• des informations.
• La mal-information (la partie « involontaire ») est proportionnelle à la complexité d’un événement multipliée par sa vitesse de traitement. Plus un événement est complexe et plus son traitement est rapide, plus nous serons mal informés.
• La manipulation (la partie « volontaire ») est proportionnelle aux enjeux politiques multipliés par l’absence de réserve des médias. Plus les enjeux politiques d’un événement sont grands, moins les médias feront leur travail, et plus nous serons désinformés.

• Lorsqu’un événement présente à la fois une complexité et un enjeu, la probabilité que nous soyons à la fois mal informés et désinformés est quasi certaine. Nos chances de connaître la vérité s’inversent donc et deviennent quasi nulles.
Ramené en une seule phrase : Plus un événement est complexe et présente un enjeu politique, moins nous sommes réellement informés – et ce, quel que soit son niveau de couverture médiatique.

La vérité est qu’il n’y a pas de vérité (absolue avec les Media
Et l’internet dans tout ça ? Panacée pour les uns, malédiction pour les autres.

Quelle est la gravité de la situation ?
Je vois partout et tous les jours des formes d’indécence s’étaler, des charlatanismes s’exprimer, des horreurs se banaliser.

Forts du leurre que constitue une certaine facilité sur Internet, nous avons de facto abandonné avec armes et bagages le champ de bataille des médias. Champ à partir duquel l’adversaire nous bombarde en toute… liberté.

Alors, si combat pour le pouvoir il doit y avoir, autant viser le véritable pouvoir.

Car ce ne sera qu’à partir de ce moment-là, et de ce moment-là seulement, que nous pourrons dire que nous avons enfin tourné la page.

Dr Ismail GUELLIL

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