Retraités et invalides de l’ANP/ Ultimatum d’une semaine des protestataires au gouvernement

Malgré une répression féroce, plusieurs milliers de retraités et invalides de l’Armée populaire nationale (ANP) ont maintenu leur rassemblement jusqu’à hier après midi aux portes d’Alger. Quelque 6000 protestataires ont passé une nuit blanche, dimanche, sur la RN5, au niveau de la commune d’Ouled Hadadj dans la wilaya de Boumerdès, pour réclamer des solutions à leur conditions sociales déplorables. Un ultimatum d’une semaine a été donné au ministère de la Défense (MDN) pour répondre aux exigences de ses anciens hommes de troupe.

Des milliers de retraités et d’invalides de l’ANP ont bravé la répression pour faire entendre leur voix. Ils réclament, entre autres, une reconsidération de leurs pensions de retraite, une revalorisation de leurs primes de blessure, l’octroi de licences de taxi ou de café pour les retraités de l’ANP, l’accès au logement social et lots de terrain, une prise en charge médicale de qualité pour les retraités de l’ANP atteints de maladies.

Interdit d’accès à Alger par un dispositif sécuritaire impressionnant, ces anciens soldats ont bravé la répression et tenté d’atteindre la capitale avant de mettre fin à leur action de protestation, hier après midi, donnant au MDN un délai d’une semaine pour qu’il rende une réponse claire.

Quelques 6000 protestataires ont été contraints de passer la nuit du dimanche sur la RN5, au niveau de la commune d’Ouled Hadadj, dans la wilaya de Boumerdès. La tension était à son comble avec le déploiement d’un dispositif impressionnant de brigades antiémeutes qui n’ont pas hésité à faire usage de violence pour repousser ces soldats engagés en première ligne pour combattre le terrorisme durant les années 90.

Sur les réseaux sociaux, les internautes ont été indignés par le traitement violent réservé par les autorités au mouvement et par le sort indigne voué à ces «valeureux soldats». Les avis sont unanimes sur le fait que l’État a offert un statut privilégié aux anciens terroristes devenus «repentis», en leur assurant logement, magasins et terrains, alors que les soldats qui les ont combattus baignent dans la précarité et l’humiliation. On s’est  également indignés de voir un émir terroriste élevé au rang de personnalité nationale alors que les soldats qui ont sacrifié leur jeunesse pour le pays sont traités comme des parias.

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