Tizi Ouzou : un homme tué par des militaires, la population dénonce une bavure

Un citoyen du village M’haga dans la daïra de Bouzguène (50km à l’est de Tizi Ouzou) a été tué mercredi en début de soirée par des éléments d’un détachement militaire, a-t-on appris de sources locales. Une source sécuritaire a également confirmé l’information sans donner plus de précisions sur les circonstances du drame.

Selon ces sources, l’homme, âgé d’une quarantaine d’années, est un berger qui était sur le chemin de retour chez lui. Nos sources ne précisent pas les raisons ayant conduit les militaires à ouvrir le feu sur le malheureux berger. Mais cette bavure a fait réagir la population locale qui s’est attaquée dans un premier temps aux voitures des « autorités venues aux nouvelles ».

Une assemblée des comités de village est prévue ce jeudi pour décider des actions à entreprendre, selon ces sources.

Ce n’est pas la première fois que des bavures similaires sont commises en Kabylie. En janvier 2011, un saisonnier, Mohand Bouza, 49 ans, est abattu par des militaires alors qu’il chassait des grives dans la forêt d’Ighil Ali, à 60 km à l’ouest de Béjaïa. La population dénonce alors la mort de Mohand et organise une marche pour exiger la vérité sur son assassinat.

En juin de la même année, Mustapha Dial, journalier et père de trois enfants, est tué par des militaires sur la route menant d’Azazga à Yakouren, peu de temps après l’explosion d’une bombe au passage d’un convoi militaire.

Dimanche 11 septembre, une femme de 55 ans, mère de 14 enfants, est tuée près de la caserne de parachutistes de Freha. Fin novembre, deux habitants du village Tigoulatine, dans la daïra d’Azeffoun, sont tués « accidentellement » par des tirs des éléments de l’ANP qui tendaient une embuscade aux terroristes.

Lire l’article

PARTAGER