«Seule tamazight pourra contrer l’intégrisme»

Une source très au fait du dossier de l’extrémisme islamiste a estimé que seul le retour aux sources pourra extirper le pays définitivement des griffes de cette mouvance intruse, nocive et dangereuse pour l’Algérie. «La décision judicieuse du président Bouteflika d’officialiser Yennayer et d’instituer une académie amazighe est porteuse d’un grand espoir, celui de voir l’ensemble des Algériens se réconcilier avec leur culture ancestrale», a affirmé notre source.

«La longue lutte pour la reconnaissance de tamazight ne doit pas s’arrêter en si bon chemin», relève notre source, qui affirme que «de grandes avancées ont été réalisées dans la mesure où les plus hautes autorités du pays ont pris conscience de la nécessité impérieuse de redonner vie à une culture et à une langue originelles qui pourront, si elles bénéficient davantage d’intérêt auprès des décideurs, éloigner définitivement le spectre des doctrines religieuses extrémistes qui ont envahi le pays à cause, justement, de l’absence de repères». Pour notre source, «il y va de la stabilité et de l’avenir de notre pays» car «tamazight, en tant que socle de la République, garantira la cohésion sociale et prémunira l’Algérie de l’intrusion de doctrines complètement étrangères à nos us et coutumes et qui ont conduit à la destruction du tissu social».

Notre source se dit optimiste quant à l’avenir de la culture et de la langue tamazight, au vu des nombreuses initiatives qui sont prises çà et là pour lui redonner vie, notamment à travers les projets de réhabilitation des grandes figures de la longue histoire amazighe incarnée par les rois Massinissa, Jugurtha, etc., dont les sculptures orneront désormais l’espace public. Il en va de même pour l’adhésion de tous les partis politiques, sans réticence aucune, à cette reconnaissance bien que tardive de tamazight. La réaction virulente de nombreuses personnalités politiques et de la majorité des Algériens suite à la sortie raciste de la présidente d’un parti islamiste qui a menacé de «tuer» sa propre fille «si jamais elle parlait en kabyle» traduit le désir ardent des Algériens à renouer fièrement, enfin, avec leurs racines.

Notre source souligne que la très riche langue amazighe devrait être transcrite en caractères latins, «non pas par attachement aux langues occidentales ou par rejet de la langue arabe mais parce qu’ils s’y prêtent mieux» et qu’ils «faciliteront l’apprentissage vu que les Algériens sont bilingues – voire trilingues – et ont donc de grandes dispositions pour l’assimiler vite et bien, tout en préservant le tifinagh et en demeurant ouverts sur les autres civilisations».

 

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