Une usine BMW en Algérie dès 2017 !

Après Hyundai, Renault et Volskwagen, le constructeur allemand BMW est à son tour sur le point de se lancer dans la construction d’une usine de montage automobile en Algérie.
BMW

Le constructeur allemand BMW va prochainement entamer les travaux de construction de sa future usine de montage de véhicules en Algérie, dans la nouvelle zone industrielle de Bordjia, à Mostaganem. Le groupe allemand s’active pour lancer les travaux dès le premier semestre 2017.

A travers ce nouveau partenariat industriel de taille, l’Algérie souhaite ainsi miser sur le fort potentiel de son marché automobile et peser sur les cadences de production. Eclairage…

Un partenariat algéro-germano-émirati

Fruit d’un partenariat tripartite avec la société Luxury Motor Works, une joint-venture entre le groupe algérien Mehri et Abu Dhabi Motors, le projet de la nouvelle usine BMW de montage automobile conforte l’Algérie dans sa quête d’une économie plus diversifiée. 20% de la production sera destinée au marché local, tandis que les 80% restants seront dirigés vers l’exportation, principalement ver le marché africain.

Le projet de la nouvelle usine s’inscrit dans la volonté du gouvernement algérien de réduire les importations et de permettre aux constructeurs qui souhaitent s’installer en Algérie de vendre en dehors des quotas imposés en 2016. Le projet, longtemps marqué par la discrétion, devrait permettre à l’Algérie d’atteindre une production de 500 000 véhicules à l’horizon 2020.

Une politique protectionniste qui suscite l’inquiétude du consommateur algérien

Après avoir introduit des licences d’importation, imposé des quotas d’importation administrés et obligé les concessionnaires algériens à investir dans l’industrie automobile, l’Algérie devrait commencer à entrevoir les fruits d’une politique jugée protectionniste par certains observateurs.

En effet, plusieurs constructeurs européens dont Renault, Volkswagen, Hyundai et BMW ont décidé d’installer leurs usines de montage et d’assemblage en Algérie pour conserver leurs parts de marché dans un pays qui tend à se fermer aux importations.

Toutefois, l’Algérie est encore loin de réunir toutes les conditions favorables à l’émergence d’une industrie automobile florissante. Les licenciements massifs entamés par certains concessionnaires tels qu’Elescom (Ford, Suzuki), Cevital group et Peugeot ainsi que la hausse des prix des véhicules suite au « rétrécissement » de l’offre sont des défis que devra relever le secteur en 2017.

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