L’Algérie de Djino contre l’Algérie du général Boustila !

A la mémoire de Tounsi Djamel dit Djino et de toutes les victimes du Printemps Noir en Kabylie.

127 personnes tuées et plus de 5000 blessés, dans un brasier de révolte qui s’est étalé sur trois ans à partir de 2001.
Aujourd’hui est mort à Paris, le général Boustila, qui était le commandant de la gendarmerie durant cette période.

Il est mort sous les draps de l’impunité, loin de l’Algérie, sans être inquiété ni par une commission d’enquête, ni par la justice.
S’il y a une personne de premier plan à qui on devrait demander des explications et passer devant la justice, c’était lui en tant que premier responsable de ce corps qui a tiré impitoyablement sur de jeunes manifestants désarmés et qui a acheminé par la suite des éléments de forces spécial de ce corps pour réprimer et tuer encore.

Dans un pays qui se respecte, Ce général devrait être traduit devant la justice dans les premiers jours de cette tuerie.
Même le président Bouteflika, dans une déclaration à l’époque se posait la question sur la personne qui a donné l’ordre de tirer sur les foule. A ne rien comprendre…

Il était claire que cette tuerie avait obéi à un ordre précis, car elle a eu lieu presque simultanément partout en Kabylie.

Un pays qui ne respecte pas la justice, ne peut pas avoir de l’avenir. Un pays où toute personnes affiliée au corps de l’armée ou de l’Etat s’auto-attribue une impunité inébranlable est un pays voyou.

Durant toutes ces années de luttes, les délégués dans leurs déclarations et leurs revendications ne cessaient de citer le nom de cette personne qu’il demande de démissionner et de rendre des compte devant la justice.

Mais en Algérie, on est presque habitué à ce genre de pratiques, car nous vivons sous le ciel d’un pays malade et d’une république bananière et illégitime.

Boustila est mort, il emporte avec lui cette responsabilité que personne ne peut effacer.

L’Algérie de Djino et de toute les victimes triomphera et l’Algérie des assassins est appelée à disparaître et se désintégrer dans la poubelle de l’histoire

Pardon et Gloire pour nos martyrs

Mourad Hammami

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