Le musée Matoub Lounes ne sera pas « étatique mais une propriété de la Fondation »

Le musée Matoub Lounes ne sera pas étatique mais une propriété privée, a déclaré, mardi, la présidente de la Fondation qui porte le même nom.

Malika Matoub a souligné à l’adresse de ses détracteurs, qui lui reprochent d’avoir mis la mémoire de son frère au service du pouvoir, que le musée sera « un bien de la fondation » mais jamais une institution de l’Etat comme est relayé sur la toile par « ceux qui sèment les rumeurs » .

Elle s’exprimait au cours d’une conférence débat animée à la maison de la culture Mouloud Mammeri à l’occasion de la célébration du 63e anniversaire de la naissance du rebelle.

Elle a rappelé, à l’occasion, que le terrain devant abriter le musée a été attribué à la fondation sur ordre du président de la République après avoir sollicité le concours du ministère de la culture.

Néanmoins la procédure de cession n’a pas été encore entamée pour que la fondation prenne possession de la parcelle de terrain.

S’agissant du projet lui même, elle a précisé que l’étude a atteint un taux d’avancement de 90% en attendant le lancement celle du sol.

Comme à chacune des occasions de commémoration de l’assassinat de Matoub Lounes, sa sœur est revenue à la charge pour réclamer la réouverture du dossier pour connaître toute la vérité sur cette affaire.

Elle s’est dite disposée à remettre les conclusions de l’expertise effectuée par la Fondation à la justice si on décide à rouvrir le dossier de l’assassinant du chanteur sans exclure l’option de rendre public le contenu dudit rapport.

Malika Matoub a saisi l’occasion pour tirer à boulet rouges sur le réalisateur Bachir Derais au sujet de sa proposition de produire un film autobiographique sur son défunt frère en lui reprochant le manque de professionnalisme dans la démarche à suivre pour concrétiser un tel projet.

Elle s’est interrogée si l’intention du réalisateur ne serait pas celle de « régler ses comptes » avec le pouvoir au sujet du film Ben Mhidi sur le dos de Matoub Lounes, en confiant qu’il lui aurait proposé comme scénario du film qu’il projetait de faire le contenu du livre « Le Rebelle »  écrit par le défunt.

Elle a conclu que « je lui déconseille d’utiliser un symbole de la Kabylie pour solder ses comptes car il risque de se brûler ».

Sur un autre registre, elle a annoncé le lancement dans un avenir proche du projet de réalisation d’une école de musique qui portera le nom de Matoub Lounes. Elle sera en principe érigée au niveau de la commune de Beni Aissi non loin du lieu de son assassinat le 25 juin 1998.

A noter que l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou organise un colloque ce mercredi sur l’oeuvre et le parcours de Lounes Matoub avec la participation de nombreux chercheurs et universitaires.

 

Source : cliquer ici

PARTAGER