Santé-Médecine : 63 milliards de dinars pour les traitements anticancer

La journée d’information de lutte contre le cancer a vu la mobilisation, hier, des ministres de la Santé et du Travail, deux responsables qui ont célébré cet évènement mondial au Centre familial de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnas) à Ben Aknoun.

A cette occasion, le ministre de la Santé a fait état des moyens mobilisés par l’Etat dans la lutte contre la maladie. Il a indiqué qu’en 2018 un budget de 63 milliards de dinars a été alloué aux établissements de santé pour l’acquisition de médicaments contre le cancer. Ce montant, a expliqué M. Mokhtar Hasbellaoui, représente «un taux de 59% du total des acquisitions de la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH)» durant l’année écoulée.
Il a rappelé que son département a enregistré l’ouverture de 41 services et 77 unités de chimiothérapie à travers le pays, en plus d’équipements comme les accélérateurs de radiothérapie :

43 dans le secteur public et 10 dans le privé. En 2013, a-t-il rappelé, il n’y avait que 10 accélérateurs seulement dans le secteur public.Le centre anticancer (CAC) de Tizi Ouzou, ouvert au début de l’année 2019, sera suivi par les centres d’El Oued, Adrar, Béchar et Laghouat, février courant, en plus de la réception de deux accélérateurs destinés à l’hôpital de Ouargla et à l’hôpital militaire de Tamanrasset, a ajouté le ministre de la Santé qui a fait observer que le CHU Mohamed-Lamine-Debaghine (Maillot) a également bénéficié de deux appareils de traitement et d’un service d’une capacité d’accueil de 140 lits et de 7 salles d’opération pour la prise en charge du cancer chez l’enfant. Pour ce qui est de la prévention, M. Hasbellaoui a mis l’accent sur « le dépistage précoce, notamment des cancers les plus répandus en Algérie, à l’image des cancers du sein, colorectal et de la prostate, et ce à travers l’organisation régulière de campagnes de sensibilisation ». Parmi les dossiers prioritaires à même de contribuer à la réussite du plan national de lutte contre le cancer 2015-2019, M. Hasbellaoui a cité le « dossier de la numérisation », faisant état, à cet égard, de la connexion de 3 700 établissements hospitaliers en 2019 via le satellite Alcom-sat 1, en sus du dossier électronique du patient, le jumelage, les soins à domicile, la télémédecine, outre l’amélioration des soins palliatifs.

 

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